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| | En Rose & Blanc ! │ PV White | |
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Yutori Kinsue

Messages: 98 Date d'inscription: 01/09/2009 Age: 20 Localisation: Dans les hautes herbes à la recherche d’un nouveau Pokémon.
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 | Sujet: En Rose & Blanc ! │ PV White Jeu 3 Sep - 17:47 | |
| Ding Dong, Ding Dong. Deux heures de l’après midi, Tokyo. Comme à son habitude, la capitale nippone grouillait d’activité. Le soleil omniprésent y étant certainement pour quelque chose d’ailleurs. Les japonais, souvent pressés, progressaient dans les rues, un objectif fixe en tête, tel leur compatriote Jinkou. Et d’autres, plus libres, déambulaient tranquillement en s’attardant parfois sur les vitrines des nombreuses boutiques du centre. Une journée comme les autres pour beaucoup de monde. Entre ceux qui travaillaient, ceux qui flânaient et ceux… Qui s’ennuyaient ? Les silhouette défilaient devant la vitrine, ne posant que très rarement leur regard sur ce local. Une boutique de dépannage laissant apparaître en son cœur des dizaines de machine d’occasion, réparée et mise en vente par le propriétaire du lieu. Ce n’était pas le genre d’endroit que les jeunes japonais fréquentaient pour son côté cool et à la mode, ni même un lieu de détente pour les stressé de la société. On ne venait ici que lorsqu’il le fallait vraiment, qu’on avait une idée précise sur ce qu’on voulait ou se qu’on voulait faire réparer. Ainsi, les clients se faisaient plutôt rares en ce début d’après midi. C’est certainement pour cette raison que ce jeune homme fixait l’extérieur de son commerce à moitié endormi, écoutant vaguement les tic-tacs d’une pendule stylisée accrochée au mur. Assis sur une chaise haute rappelant les imposants tabourets des bars, installé derrière son comptoir, il semblait être devenu une sorte de zombi. Son esprit errant entre des mondes inconnus de tous, le regard vide… Il ne manquait plus qu’un filet de bave au coin de sa lèvre et on croirait avoir en face de nous un homme légume, comme on en trouve souvent dans les hôpitaux psychiatriques. Et soudain, il y eut le tic de trop, ou le tac, l’androgyne s’écroula. Son dot s’arrondissant alors que son visage alla se fracasser contre la table qui se trouvait devant lui. Un bruit sourd résonna, témoignant de la violence du choc, puis plus rien.
Voilà qui résumait bien les pensées du jeune homme à cet instant là. Restant dans cette position très original, face écrasée contre le bureau, son esprit sembla une nouvelle fois repartir vers un univers parallèle. Sa chevelure rose voilant cette fois-ci son expression de lassitude, lorsque soudain le son d’une clochette raisonna dans la pièce. Aussitôt, Kinsue releva la tête afin d’apercevoir la personne qui venait de pénétrer dans son antre, remontant distraitement les lunettes imposantes qui se trouvaient sur le bout de son nez. Un vieux bonhomme, le crâne chauve et la silhouette ronde, s’avança un peu plus vers Yutori, le saluant respectueusement. Évidement, le plus jeune s’empressa de faire de même en sautant en bas de son tabouret afin d’accueillir le potentiel client. Celui-ci eut alors un réflexe un peu déplacé que certains ne peuvent s’empêcher d’avoir : Il glissa son regard de haut en bas sur la silhouette du garçon, certainement surprit part sa petite taille.
« En quoi puis-je vous aidez ? » Fit Kinsue, agacé de ce que sous entendait ce regard. « Oh ! Euh, ce serrait juste pour un renseignement enfaîte. Voilà, Je voulais installer un programme sur mon ordinateur et à un moment il me demande d‘insérer : ‘Disque 2’. Le problème c’est que je ne peux pas mettre plus d’un disque dans mon lecteur… » « … » Là, il y eut comme un blanc. Kinsue se demandant vaguement si le vieil homme se foutait de lui ou s’il avait vraiment essayé d’enfiler deux disques dans son ordinateur… Et en voyant que le chauve semblait très embarrassé de son problème et surtout très sérieux, le réparateur explosa littéralement de rire. Cela eut évidement pour effet de surprendre son voisin. Il faut dire que Kin’ n’était pas discret quant il rigolait, sans compter les « Z’êtes trop fooort !! » qu’il balançait entre deux ricanements. L’ancien se vexa alors rapidement, ne comprenant apparemment pas où était l’erreur, pendant que le jeune pleurait de rire en tapant sur le comptoir. S’en suivit une vague explication qui fit rougir de honte le pseudo client, celui-ci tentant de se justifier en indiquant à Kin’ que s’était son premier ordinateur et qu’il comprenait rien à ces technologies. Mais bon, ça, il avait pas besoin de le dire, Yutori l’avait parfaitement comprit. C’est ainsi que le vieil homme s’empressa de se diriger vers la sortie, laissant l’Otaku à son grand délire de la journée. Jusqu’au moment où Kinsue aperçut devant sa vitrine des silhouettes bien connus. Soudainement, il n’y eut plus un seul rire. Et alors qu’un des hommes baraqués pénétraient dans la boutique, attrapant le vieux bonhomme au bras afin de lui demander où était le propriétaire du lieu, on pouvait alors voir une petite silhouette ramper sur le sol très rapidement, direction l’arrière boutique. Et celui qui aurait dû être derrière le comptoir selon les dires de l’ancien, n’était plus en ce lieu. Ô que non ! Il avait déjà filé rapidos par la porte arrière, prévus pour se genre de petit problème.
* Ils viennent me harceler chez moi maintenant. Pfff… J’aurais peut être du leurs proposer des les rembourser en bon d’achat… En leurs promettant une garantie à vie… i_i Beuh… A mon avis, ils vont se servir dans la boutique de toute façon…Heureusement que c‘est des récupérations de la casse.* Kinsue déambulait à présent dans les rues de Tôkyô, les mains dans les poches de son très très large pantalon fantaisie, ou l’ont pouvait trouver des motifs kawai tel que des chatons, des petits cœurs ou des fleurs de différente couleur. Sur ces hanches, trois ceintures glissaient, alors que son haut, plus ou moins serré, encerclait un torse finement sculpté, bien qu’un peu maigrelet. Traînant les pieds, le jeune homme se demandait vaguement se qu’il allait pouvoir faire à présent. Il ne pourra certainement pas retourner à la boutique avant deux ou trois jours. A moins qu’il ne trouve l’argent qu’il devait à ce groupe de voyou. Mais où trouver une telle somme ? L’androgyne n’avait même pas de quoi se payer une sucette au citron ! Beuh. Avançant s’en faire attention où il allait, Kinsue ne se rendit pas compte qu’il s’était engagé sur un passage piéton alors que le feu venait juste de passer au vert pour les voitures. Pas qu’actuellement des engins de ce type soit gênés par son avancé, non, il n’y avait étrangement personne à cette intersection. Cependant, un automobiliste arrivait en trombe et, distrait, il n’avait pas encore remarqué le jeune homme qui venait à peine de s’engager. Celui-ci tête basse, en plein dans son univers, réfléchissait intensément en cherchant toujours la solution à ses nombreux problèmes d’argents. Il ne fit donc pas gaffe à cette nouvelle maladresse qui encore une fois risquait de lui coûter chère, très chère car c’est seulement quant une voix aigue résonna, et que, tournant les yeux vers cette femme sur le trottoir, il aperçut du coin de l’œil le danger qui fonçait vers lui. Ses yeux s’écarquillèrent, alors que son corps restait figé de stupeur…
[ J’essayerais de faire mieux pour le prochain, parce que là. >.< ]
Dernière édition par Yutori Kinsue le Sam 5 Sep - 15:17, édité 2 fois |
|  | | White

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 | Sujet: Re: En Rose & Blanc ! │ PV White Jeu 3 Sep - 19:56 | |
| Pim's à la fraise ou boîte de raviolis ?
Tel était la question ou plutôt le dilemme du jour de notre cher Jinkou. Oui, un robot ne peut normalement pas avoir ce genre de choix crucial à faire ou hésitation mais là ça revenait presque au même. C'était un conflit d'ordre...Asou lui avait demandé une chose bien précise et Natsuo une autre. Normalement il aurait pu combiner les deux mais là, ce n'était pas vraiment possible. Il ne restait assez d'argent que pour l'un des deux objets. Voilà donc comment White s'était retrouvé le bras tendu vers la boîte de gâteaux et les doigts à quelques millimètres de cette dernière sans pouvoir bouger. Pour être plus efficace ses systèmes s'occupaient de plusieurs tâches en même temps. On pouvait dire qu'il faisait un plein usage de ses capacités non humaines. En effet il avait chaque jour beaucoup à faire. Sa maîtresse était adorable mais elle ne se rendait pas compte du nombre de choses qu'elle oubliait de faire ou bien de ce qu'elle demandait à son robot. Il devait observer les humains pour leur ressembler mais ne pouvait bien sûr pas y passer tout son temps, il coordonnait donc tout ça.
Faisant bien sûr passer les ordres et « corvées » en première position mais pour ne pas désobéir à la demande en question faisait parfois d'une pierre deux coups comme le disent les humains. Nettoyant et observant le voisin par la fenêtre, préparant le repas tout en surveillant Asou faire ses devoirs du coin de son globe oculaire...bref ce genre de choses. Et donc là en l'occurrence il faisait les courses tout en calculant le prix total de ses achats au fur et à mesure par rapport au budget qu'on lui avait donné et n'oubliait bien sûr pas d'observer les clients humains du magasin. Un sacré boulot hein ? Et ce même pour un Jinkou. Ce qui expliquait le pourquoi du comment il avait stoppé son mouvement en plein milieu, pile au moment où le résultat de son calcul lui était parvenu. Ce geste involontaire lui donnait vraiment l'air humain de loin mais il ne le perçut pas et fit sursauter violemment une jeune fille passant près de lui en attrapant le dit paquet avec une rapidité effrayante. Dilemme certes, mais cyborg avant tout, il y avait rapidement mit un terme. Quand un ordre d'Asou entrait en conflit avec un autre provenant de son frère, il tranchait toujours du côté de la demoiselle. Elle était sa maîtresse après tout, c'était elle qui l'avait acheté à la base. Les seules fois où il ne le faisait pas c'était quand elle mettait sa santé en danger, ce qui arrivait un peu trop souvent.
Heureusement que White ne pouvait pas être sur les nerfs, sinon il le serait déjà depuis un moment. Il déposa presque avec délicatesse le paquet de gâteau dans son panier et se dirigea de sa démarche habituelle vers les caisses. Ni sa maîtresse ni son frère n'étaient dans les parages. Le faux jeune homme faisait les courses seul. C'était d'ailleurs sa première fois. On lui avait récemment installé des programmes d'autonomie et d'agenda et même si Asou n'avait pas apprécier la suggestion de son frère de laisser son Jinkou allait faire les courses sans elle, elle avait fini par accepter. Après tout c'était mieux pour lui que de rester toute la journée à la maison. Et comme ça il pourrait paraître encore un peu plus humain. Ce dernier d'ailleurs paya sans problème apparent, ayant observé sa maîtresse le faire et bien sûr en s'étant renseigné sur Internet et sortit du magasin. Il portait tellement de sacs que plusieurs personnes le dévisagèrent, intrigués mais comprirent vite qu'il n'était pas tout à fait comme eux...Quand même pratique d'avoir assez de force pour porter tout ça. A vrai dire il ne sentait même pas le poids de ses courses. Tranquillement, il se mit en route pour la maison des Iwabuchi.
Mais il s'arrêta quelques instants devant un plan pour vérifier la direction. Il ne possédait pas encore de GPS après tout. Et ce fut sûrement ce manque de programme qui sauva l'homme traversant actuellement la route. En effet s'il s'était engagé dans la rue suivante, pleine de bruit et de signaux parasites, il n'aurait peut-être pas entendu le cri de la jeune femme, pourtant assez aigu dans son genre. Son ouïe particulièrement aiguisé de Jinkou capta brutalement le son et heureusement qu'il n'avait pas de tympans, sinon ils auraient été sérieusement endommagés...Il tourna la tête vers la source du bruit et ses yeux cybernétiques analysèrent la situation en une poignée de secondes. Voiture roulant au dessus de la limite autorisée, feu vert, humain sur la trajectoire du dit véhicule...Les doigts de White lâchèrent les sacs sans prévenir tandis que l'un de ses programmes souches s'activait. Ne jamais rester passif si un humain est en danger, le protéger au péril de sa vie, enfin de son existence en tant que robot. Cette analyse avait duré le temps d'un battement de cil.
Pof. Les sacs venaient de toucher le sol mais le Jinkou était déjà au bord de la route. Un peu plus et on se serait cru dans un mangas ou un jeu vidéo. Celui qui ressemblait pourtant tant à un humain venait de casser l'illusion. Il se mouvait bien trop vite. Un vrai monstre. Brrr. Il passa en trombe devant la femme qui avait crié, faisant voleter légèrement ses cheveux bruns. L'instant d'après il se jetait sur Kinsue, les bras grands ouverts. Ces derniers se refermèrent sur sa proie sans attendre et les deux protagonistes partirent dans un roulé-boulé assez violent le long de la route. La cascade improvisée fut arrêtée par le bord du trottoir. Le choc fut brutal. Un humain normal y aurait laissé quelques os. Mais le dos du Jinkou absorba tout. Et bien sûr, il ne ressentit aucune douleur, il n'était pas programmé pour ça et en cet instant c'était très bénéfique pour lui. Sa tête était baissée, ses yeux clos. Non pas à cause d'un quelconque essoufflement, c'était juste pour ne pas ramasser de saleté dans ses orbes synthétiques.
Il rouvrit lentement les paupières une fois sûr qu'il n'y avait plus aucun mouvement et posa son regard si particulier sur la personne dont il venait sûrement de sauver la vie. Autour d'eux c'était le branle-bas de combat. Les gens semblaient s'être enfin rendus compte de la situation. La voiture avait freiné en catastrophe quelques mètres plus loin. Geste inutile compte tenu de la vitesse du robot mais bon on le comprenait bien ce pauvre homme. Il avait vu une personne se jeter devant sa voiture pour en sauver une autre, il avait tout naturellement paniqué et pilé en urgence. Mais White ne leur offrit même pas un seul regard et demanda :
« - Vous allez bien ? Avez vous quelque chose de cassé ? Ajouta-t-il de sa voix douce mais si étrange, elle avait le don de vous faire frissonner même en prenant un ton naturel...flippant. »
L'humain ne répondit pas. Choc émotionnel très probablement...Enfin c'est ce que lui disait ses données informatiques. Apparemment passer un peu près de la fin de son existence pouvait perturber un brin les humains. Le Jinkou prit donc l'initiative de se relever en entrainant le réparateur avec lui. En fait, il le portait toujours dans ses bras. Et ne comptait pas le lâcher avant que ce dernier ne l'ait rassuré sur son état de santé. Bien que rassuré n'était sûrement pas le terme approprié...La scène était étrange. On aurait presque dit un prince sauvant sa princesse. Romantique à souhait. Criiiii. Ou pas hein...Un étrange crachotement venait de se faire entendre mais White n'y prit pas garde. La personne qui s'était approché d'eux par contre, oui. En effet un bout du t-shirt du robot s'était déchiré pendant son sauvetage improvisé. Sauf qu'un bout de sa peau synthétique aussi et que ça révélait maintenant une partie de ses circuits. Ces derniers n'appréciaient pas les poussières qui venaient de s'y loger et grésillaient étrangement. Une petite étincelle vola même dans les airs.
Les gens autour d'eux reculèrent précipitamment. Ils n'étaient pas fous hein, si ça explosait ils ne voulaient pas rester à côté. Il avait failli être félicité pour son acte mais rien ne vint. Hé oui, les personnes rassemblées trouvaient ça tout à fait normal qu'un robot risque sa vie pour un humain, tsss. White traversa la foule sans un mot et posa son précieux paquet sur le banc, juste à côté du plan. Il jeta un coup d'œil à ses sacs de courses qui n'avaient pas bougé d'un poil. Normal me direz vous. Un nouveau crachotement lui fit enfin baisser les yeux. Aucune émotion ne passa sur son visage quand il constata qu'une partie de son flanc droit était comme qui dirait, légèrement ouvert. Son seul geste fut d'attraper un bout de son t-shirt noir et de tirer sur un fil qui dépassait pour l'arracher. Asou n'allait pas aimer. Il venait de réduire en charpie son cadeau. Heureusement le jean de la même couleur s'en sortait bien, il était toujours aussi seyant et les baskets blanches en avaient vu d'autres, elles. Le Jinkou laissa retomber son bras et reposa son « attention » sur l'humain qu'il avait sauvé. Une fois que ce dernier lui aurait donné confirmation du bon fonctionnement de ses systèmes, il rentrerait.
Il devait finir ses courses après tout... _________________ White Sweet...?  |
|  | | Yutori Kinsue

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 | Sujet: Re: En Rose & Blanc ! │ PV White Jeu 3 Sep - 23:56 | |
| Ses yeux noisette s’étaient posés sur cette masse de taule qui fonçait à vive allure dans sa direction. Il aurait dû sauter sur le côté, réagir, faire quelque chose, n’importe quoi ! Mais non, son corps semblait s’être totalement figé. A pensait-il ? A rien. Il y avait juste cette masse rouge qui se rapprochait et le son de son cœur en arrière plan. Celui-ci battait la chamade et lui vrillait littéralement les tympans, comme-ci il n’y avait plus que ce Boumboum qui lui parvenait. Tout le reste avait disparut. Le paysage ne se résumait plus qu’à une Toyota Corolla Sport, un très beau model sois dit en passant. Quoi ? C’est vrai, il risquait de mourir, mais il pouvait quand même trouver la voiture qui allait le tuer d’un design agréable, non ? Illogique, mais sur le coup, la situation elle-même semblait échapper à sa logique. Sa perception du monde extérieur ébranlée, il eut à peine le temps d’avoir une vague pensée. Comme-ci, dans un soupire, il comprenait ce qui arrivait. La mort. La mort. Il l’avait tant côtoyé qu’il aurait pu l’appeler ‘Tata’, mais aujourd’hui, Tata avait l’air bien plus sérieuse que d’habitude dans sa Toyota. Elle allait vraiment le prendre ? S’était vraiment finit ? Totalement finit ?… Il n’y aurait plus de réparation ? De Jinkou ? De dette ? De Pokémon ? Plus d’espoir pour Kazuki ?… Et pour tout ces Jinkous qu’il aurait pu aider ?… Non….... Non. NON. NOOOOONNNNNN !!!! La silhouette semblait enfin réagir. Une réaction stupide, idiote, qui n’aurait aidé en rien. Il rapprocha ses poings de sa tête, voulant protéger son visage. Un geste, un réflexe instinctif. Il se retrouvait comme un gosse hurlant intérieurement des « Je veux pas, je veux pas!! » , tapant du pied en se repliant sur lui-même pour qu’on le laisse tranquille. Il n’y avait plus rien d’autre à faire de toute façon. Il était trop tard, beaucoup trop tard. L’air de la voiture qui se rapprochait de lui, sifflait à ses oreilles comme un appel démoniaque, celui de Tata et sa Toyota.
Et soudainement, une force, puissante et emprisonnante, l’entoura de sa présence, le possédant littéralement. Et sans qu’il puisse comprendre quoique se soit à se qui arrivait, il se sentit emporté dans un élan salvateur. Il n’arrivait plus à penser, songer, calculer les évènements qui se déroulaient autour de lui. Ses mains, proche de son visage, attrapèrent se qui pouvait être attrapé sans savoir réellement se que s’était. Un corps, une masse imposante. Il ne savait guère, mais lui et elle roulèrent violement contre le sol. Tournoyant, encore et encore sur le macadam pendant une durée indéterminée. Jusqu’au moment ou se calma, enfin. Et là, plus rien. Qu’est-ce qu’il se passait à la fin ? Est-ce qu’il était mort ? Tata et sa Toyota l’avait-il eut ?…. Il serrait encore cet inconnu contre lui, gardant les yeux clos, fermés de façon agressive comme-ci sa survit elle-même en dépendait. Puis les sons revinrent doucement. Son cœur semblait se calmer et laisser d’autre mélodie rejoindre les oreilles du réparateur. Il entendait des voix, un broua de fond, des exclamations de surprise. On parlait de se qui venait d’arriver, certains demandant vaguement s’il y avait des blessés. Est-ce que Kinsue l’était ? Aucune idée. Il restait toujours dans sa position, figée, légèrement tremblant et le souffle haletant à cause du rythme effréné de son palpitant. Puis il y eut l’odeur du pneu brûlé et les doigts du jeune homme bougèrent un peu, cherchant à savoir si son corps était toujours fonctionnel, s’il était toujours ’là’, dans ce monde, vivant. Son visage se décrispa un peu, ses yeux se rouvrant légèrement afin d’apercevoir le tissu qu’il maintenait fermement entre ses mimines.
Il y eut alors une voix. Des questions. Un ton plutôt étrange qu’il n’arrivait pas encore à analyser totalement. Son esprit était embrumé part se qui venait de se passer. Cependant, après quelques secondes, il réussit tout de même à comprendre qu’il avait à faire à un Jinkou en posant ses yeux sur le cyborg. Il était trop bizarre pour être naturel, et sa voix laissait apparaître son côté artificiel. Mais à vrai dire, sur le coup, il ne pensait pas réellement à ça. A quoi pensait-il alors ? Il cherchait tout simplement à ordonner ses pensées, à remettre les choses en place. Il s’était passé quoi ? La Toyota Corolla Sport avec son superbe design… Alors que ses mains étaient toujours accrochées au haut de l’être mécanique, et que celui-ci se relevait en l’emportant avec lui, l’humain tourna vaguement le regard vers la voiture qui avait faillit le faucher. L’homme au volant semblait aussi déstabilisé que lui. Et après ? Le cyborg. Oui, s’était logique. Les règles fondamentales… Ah…. Il soupira, soulagé. Tout était redevenu normal dans sa tête, bien que ses membres tremblaient encore.
* C’n’est pas aujourd’hui que je viendrais prendre le thé chez toi, Tata. Mais garde moi des cookies au chaud pour plus tard…* Drôle de réflexion, sûrement les nerfs qui avaient besoin de se détendre. Son corps semblait se décontracter lorsque subitement un bruit bien connut dans son métier vînt titiller ses oreilles. Sur le coup, il eut quand même le réflexe de se raccrocher violement au tissu que portait son voisin, puis il fronça les sourcilles en tentant de voir se qui venait soudainement d’effrayer la population qui s’était agglutinée autour des deux corps. Mais dans sa position, ses griffes ne voulant pas lâcher le robot, il eut un peu de difficulté à cela. Pourtant, il comprit que le corps du Jinkou avait été endommagé et cela à cause de son sauvetage. Il faut dire que le choc avait été d’une grande violence, Kinsue n’était pas sûr de tout ce qui s’était passé, mais il pouvait facilement imaginer les évènements précédents. Ne ressentant que des engourdissements, ou des douleurs plus ou moins légères qui ne lui laisseront certainement que d’important bleu, il était facile de deviner que son voisin avait totalement amortit l’impact. Il espérait vaguement que les circuits internes ne soient pas abîmés alors que le cyborg venait de le poser sur un ban qui traînait par là. Kinsue finit donc par lâcher prise sur le Jinkou et l’observa un instant, fixant avec attention le flan droit du personnage. Dans son esprit il y avait comme une connection étrange qui faisait : Casser = Réparer. Logique pour lui. Sans compter que tout ça était de sa faute, parce qu’il n’avait pas été assez attentif. Ainsi, il ressauta sur ses pieds, beaucoup plus stable à présent, et se rapprocha du cyborg. Il s’osa à une vague courbette de remerciement bien qu’il savait parfaitement que le robot en face de lui n’avait fait que répondre à des lois fondamentales encrées dans son système depuis sa création.
« Moi ça va, mais toi… T’as l’air dans un sacré mauvais état ! Si t’était humain, là t’aurais le gros intestin qui serrait sorti pour me dire bonjour. Enfin bon… Faut pas que tu restes comme ça, tu risques de péter à la gueule de quelqu’un. Et ce serrait con, autant pour toi que pour les gens qui se trouveront à côté de toi. » S’était dangereux, très dangereux. Il risquait d’avoir un cour circuit et les conséquences pouvaient être terrible. Kinsue savait qu’il fallait qu’il s’en charge. S’était son boulot, s’était de ses responsabilités. Il y avait seulement un petit problème à tout cela. Il ne pouvait dire dans la rue, devant tant de témoin, qu’il était réparateur, les conséquences pouvaient être désastreuses pour lui. En aucun cas il ne devait avouer qu’il avait les capacités de reconstruire un Jinkou, car on pouvait facilement comprendre à quoi servaient ses aptitudes. Il ne pouvait cependant pas le laisser comme ça, il lui était parfaitement impossible de le regarder partir sans rien dire. Il lui avait quand même sauvé la vie, alors machine ou pas machine, Kin en avait rien à faire. Il tourna alors vaguement son regard vers la population qui reprenait doucement sa route, certains, par contre, restaient là à observer le Jinkou et l’Humain. Genre ‘Il va explosé?’, ou se demandant vaguement se qu’ils allaient faire à présent.
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|  | | White

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 | Sujet: Re: En Rose & Blanc ! │ PV White Sam 5 Sep - 16:24 | |
| Thon en boîte, pâtes, riz, algues, chaussettes roses à pois verts, caleçons, pim's à la fraise, culottes... ? Culottes. Liquide vaisselle, chiffons, filtre pour l'aspirateur...Ouf, c'est bon, tout était là. White était un peu « inquiet » à cause du film qu'il avait vu sur Internet il y a peu de temps, apparemment certains humains adoraient voler les choses d'autrui. Mais tout était là, rien ne manquait, tant mieux. Il était presque soulagé. Même si ce terme n'était qu'une définition de plus, un robot voulait servir au mieux son maître et perdre les courses n'en faisait pas partie. Au fur et à mesure de son inventaire son doigt désignait tel ou tel paquet. Oui, exactement comme une mimique humaine. Ces phases d'observations portaient ses fruits et il avait enregistré quelques mouvements typiquement humains. Visiblement, ça faisait très plaisir à Asou et le Jinkou était donc satisfait. Oh bien sûr étant ce qu'il était, il pouvait porter attention à tout ce qui se passait autour de lui pendant sa tâche. Pratique quand même...
Il entendit très bien le jeune homme qu'il venait de sauver remuer un peu et finir par le regarder. Il tourna son visage vers lui et le fixa en silence. Quand un humain vous regardait, il avait quelque chose à vous dire. Il attendait donc la prise de contact vocale en question. Il hocha imperceptiblement la tête tout en enregistrant l'information : l'humain semblait en bon état de marche.
« - Ne vous inquiétez pas, mon corps est plus solide que le votre...déclara-t-il en retour. »
Il parlait lentement, doucement, en prenant son temps et malgré l'étrangeté de son timbre, on avait toujours l'impression qu'il parlait à une personne qu'il aimait beaucoup. Frère, ami très proche, petite sœur...Mais il était juste conçu comme ça, point final. D'observer les humains pouvait peut-être rajouter un petit effet mais c'était tout. Il se releva avec sa grâce habituelle et se tourna un peu plus, pour être bien en face de son interlocuteur. Il inclina légèrement la tête.
« - Si j'étais humain, je n'aurais certainement pas survécu, constata placidement le robot. Ironie ? Non, juste une logique typiquement artificielle. Vous devriez faire attention la prochaine fois. »
Aie. C'était une vérité simple, totalement naturelle chez une machine comme lui mais ça pouvait vraiment sonner moqueur quand on y regardait bien. Même si White n'avait pas du tout l'intention de l'être. Il suivait juste ses programmes. Protéger les humains, être serviable et tout le tintouin, donc, prodiguer des conseils jugés « utiles » quand il le fallait. En parlant de conseil...Il baissa ses yeux améthystes sur son flanc droit et sembla enfin constater que problème il y avait. Une information stockée dans sa base de données passa dans son « esprit » et il commença donc à enlever son t-shirt. Hum, non, le faux jeune homme n'avait aucune tendance nudiste ou autre loucheseries que ce soit, c'était une question de pratique. Non, pas ce genre de pratiques. Voyons, c'est un robot, il ne pense pas à ça.
Enfin bref après avoir retiré le pauvre vêtement qui était bien amoché il commença à le nouer autour de ses hanches. Oui, vous avez compris, il se fabriquait une sorte de bandage de fortune avec le défunt t-shirt. Apparemment, il fallait bander les blessures, ou les recouvrir. Asou ne devait pas se rendre compte de l'étrange logique que développait son Jinkou à cause de ses observations. De ses doigts fins et blanc comme la mort il resserra le nœud pour que ça tienne bien.
« - Tout va bien maintenant, dit-il simplement en ramassant ses sacs de de courses. »
Oh bien sûr il savait qu'il devait se faire réparer tout de même. C'était encore un coup des programmes mères ça mais l'ordre de sa maîtresse passait avant. Ses systèmes n'étaient pas assez endommagés pour qu'il les fasse passer en premier. Et puis il savait que le frère de la demoiselle pourrait le remettre à neuf, raison de plus pour rentrer vite donc. Il donnait encore une fois un étrange spectacle tout de même. Torse nu, avec une sorte de bandage miteux noir sur son jean et les paquets de courses portés négligemment à cause de sa force, on aurait presque dit un touriste qui ravitaillait son frigo en vue de sa super fête qui se déroulerait en soirée. Ah et bien sûr il aurait fallu rajouter une canicule par dessus pour que se balader à moitié nu soit normal. On comprenait facilement comment des réseaux de prostitutions entièrement composés de Jinkou pouvaient exister, la pudeur était encore une notion très abstraite pour les dits robots.
Mais revenons à nos moutons voulez-vous. White s'apprêtait donc à partir, abandonnant là l'humain aux cheveux roses à son sort mais un signal parasite le fit stopper net. Un programme malveillant tentait ENCORE de percer ses défenses. Ses pares-feu avaient subis un nombre incroyable d'attaques depuis l'instant où il avait posé les pieds dans ce quartier marchand. Et il ne comprenait pas d'où ça venait et surtout pourquoi cela revenait autant. Il avait beau repousser l'intrusion, elle revenait plus forte peu de temps après. Mais là, c'était pire qu'avant. Le signal était particulièrement puissant mais surtout il n'était pas loin. Rectification, il se rapprochait. White tourna son visage dans la direction en question. Il eut alors exactement trois secondes et quelques millièmes d'avance sur ce qu'il allait se passer ensuite.
Une détonation violente se fit entendre, suivis de cris et de bruits de courses puis un Jinkou débarqua soudainement en plein milieu de la rue depuis une petite ruelle. Il avait jailli de cette dernière tel un diable de sa boîte et avait surpris beaucoup de monde. Il était contaminé, c'était clair. Il regarda anxieusement de droite à gauche avant de sursauter en entendant une nouvelle détonation. Un révolver. Aucun doute là dessus. L'androïde reprit sa course folle tandis qu'un Hunter faisait son apparition dans un dérapage tout à fait épique et gracieux qui manqua de finir dans une poubelle mais passons sur ce détail. Ça gâcherait l'action de la scène. En temps normal d'ailleurs ce genre de choses n'arrivaient presque jamais. Le robot n'étant pas assez fou pour se faire repérer en journée et le chasseur préférant mener sa traque la nuit pour ne pas risquer de blesser innocents passants/meubles/constructions sous peine de facture salées et d'engueulade diverses et variées. Mais visiblement aujourd'hui c'était la journée des premières fois, enfin, façon de parler...Bref.
Le fuyard leur arrivait droit dessus et se fichait visiblement d'écarter violemment ce qui se trouvait sur chemin. Plusieurs passants pas assez rapides en avaient déjà fait les frais et se retrouvaient les fesses - voir le visage pour certains - sur le bitume. White, ne comprenant pas le comportement tout à fait illogique de son congénère et luttant en même temps contre le signal, réagit un peu en retard. Mais heureusement pour Kinsue, il le fit. Un peu violemment certes mais c'était pas vraiment le moment de penser à ça. Les deux bras du jeune homme aux cheveux blancs se refermèrent sur le torse de la crevette géante qui se retrouva plaquée contre le corps du robot. L'instant d'après, le Jinkou contaminé leur passait à tout allure devant et une lame aussi. Un peu plus et l'humain aurait pu encore y laisser la vie. Sauf qu'un crac se fit tout de même entendre. Oups. Réaction un peu trop rapide pour le corps fragile de l'humain apparemment.
L'une de ses chevilles n'avait pas apprécié. Hum. Bon. Dilemme. Oui, encore. Il devait finir ses courses mais abandonner un « maître » blessé était contre sa nature même de robot. Il allait donc devoir concilier les deux...Voyons, Asou ne rentrait pas avant plusieurs heures de l'école et Natsuo rentrerait tard ce soir. Il pouvait donc prendre un peu de temps pour s'occuper de Kinsue avant de rentrer et de faire...ce qu'il avait à faire. Parfait. Le problème était réglé. Vraiment pratique ce programme d'autonomie. White transvasa les sacs du bras gauche sur le bras droit et se pencha pour les aligner en rang d'oignon sur le dit bras. On aurait dit une broche à poulets...Puis, sans prévenir, il prit de nouveau dans ses bras le jeune homme aux cheveux roses.
« - Votre jambe est endommagée, votre corps ne pourra pas marcher correctement en utilisant seulement la deuxième. Je vais donc vous porter. Où habitez vous ? Demanda-t-il calmement, comme si la situation était des plus naturelles. »
Oui, oui, tout était normal. Il avait un bras chargé de sacs de courses avec le bout d'un caleçon vert qui dépassait et tenait en même temps dans ses bras un humain de sexe masculin aux cheveux d'une couleur peu commune...tout était parfaitement normal quoi. L'agitation s'était dissipée, les coupables ayant poursuivi leur course dans une autre rue et les gens se remettaient doucement de leur émotion forte. Ah et il ne fallait pas oublier le petit zozio qui faisait cuicui sur sa branche. Enfin, qui ne le faisait plus maintenant, méchant chat... _________________ White Sweet...?  |
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 | Sujet: Re: En Rose & Blanc ! │ PV White Dim 6 Sep - 20:20 | |
| Alors que le regard noisette du jeune homme glissait encore sur la population qui entourait les deux personnes afin de réfléchir à ce qu’il fallait faire et comment il fallait le faire, le Jinkou prit la parole à son tour. Quel bonheur de pouvoir parler à un robot et d’avoir une réponse en retour. C’est vrai, au fond, s’était un ordinateur, certes un des ordinateurs les plus complexes au monde, mais une machine tout de même. Kinsue était toujours émerveillé du progrès que les ingénieurs avaient fait en si peu de temps, lui qui, enfant, rêvait que sa console lui fasse la conversation. S’il avait su à l’époque que ses souhaits allaient être plus ou moins exaucés, il aurait peut être économisé dès son enfance afin de faire l’acquisition d’un de ses engins dès leurs sortis. Même si les premiers models n’étaient pas très intéressants, il aurait pu commencer ses études sur les cyborgs un peu plus tôt. Et peut être qu’aujourd’hui, il aurait eut suffisamment de connaissance sur le sujet pour réanimer Kazuki, ou d’autre Jinkou au fonctionnement complexe. Des originaux souvent, des œuvres uniques créés par des indépendants. Le matériel et la logique qui étaient utilisés pour eux, pour leurs programmes étaient souvent très différents des mécaniques construites en chaîne, dont les créateurs cherchaient plus l‘originalité de l‘aspect général, que de son fonctionnement interne.
D’ailleurs son sauveur, si on peut l’appeler ainsi, était une belle œuvre, il fallait bien le reconnaître. Son design était original, très agréable. Mais peut être un peu grand ?…. Quoi, non c’est vrai, hein… Même pour un japonais normal, s’était impressionnant ! Alors imaginez pour un nippon qui dépasse à peine le mètre soixante. C’est pourquoi, lorsque Kinsue se retrouva face au personnage robotique, celui-ci ne put s’empêcher de reculer un peu. Réflexe, juste pour ne pas qu’on ne voit trop la différence, et pour que lui-même ne la ressente pas de façon aussi écrasante. C’était quelque chose qui le stressait depuis toujours, il n’y pouvait rien. Il écouta alors attentivement la seconde réplique du robot. C’est vrai que vu la plaie, la déchirure, un humain aurait eut peu de chance de s’en sortir. Kin avait eut beaucoup de chance qu’un être de fer ne le sauve car il ne s’en serrait certainement jamais sortit sans lui. Il ne pouvait donc pas répliquer grand-chose à la mise en garde du robot, le jeune homme savait parfaitement qu’il n’avait pas été suffisamment attentif et que tout cela était totalement de sa faute. Il n’aurait pas dû se plonger dans ses pensées ainsi, de façon si insouciante. Il aurait du faire attention. Mais il était si maladroit que même s’il tentait de suivre ce conseil, il finirait forcement par refaire une gaffe. Peut être y passera-t-il la prochaine fois, mais ne soyons pas si négatif.
En parlant de chose néfaste, Kinsue glissa son regard sur les circuits qui grésillaient dangereusement. Ayant perdu ses lunettes dans l’impact et surtout son sauvetage, l’androgyne avait du mal à percevoir exactement ce qui se passait là dedans. Cependant, il pouvait facilement deviner qu’il y avait des composants détruits ou carrément perdus. Le pire pouvait arriver, surtout que le robot n’avait apparemment pas conscience de ce danger. Il avait certainement reçut un ordre précis qu’il faisait passer avant sa propre conservation. De plus, ses mouvements et gestes n’étant pour le moment pas affectés, il pouvait juger sa réparation de non urgente. Et pourtant, s’était une grave erreur, surtout pour un cyborg ! L’observant retirer son haut, le jeune homme haussa un sourcille afin de comprendre quelle réaction son système jugeait bon d’avoir. Il fut plutôt surprit de le voir se construire un bandage de fortune avec son vêtement, comme l‘aurait fait un être de chair. Mauvaise idée ! Bien que le Jinkou annonçait que les choses allaient, Kinsue était persuadé du contraire ! Yutori glissa alors rapidement son regard autour de lui, cherchant de sa vision floue où avait bien pu tomber ses lunettes. Il sondait les alentours d‘un regard endommagé mais vif, avançant un peu et longeant à un moment le trottoir. Il fallait qu’il retrouve ses ’yeux’, comme il les appelait, car sans eux, il ne pouvait rien faire de correct. Le Jinkou ayant réellement besoin d’une réparation. S’était bien beau d’empêcher la poussière de pénétrer dans ses circuits internes, mais les conséquences de cette action pouvait être désastreuse. De un, il y avait eut de beau grésillement à ce qu’il avait pu percevoir. Une étincelle, un tissu à proximité et notre Jinkou risquait de s’enflammer. De plus, le tissu contre ses circuits pouvaient pousser différents files débranchés contre d’autre composant. Là, il risquait au pire d’avoir une grosse explosion, ou carrément un disfonctionnement énorme. Il pouvait perdre l’usage de ses membres, tomber inerte ou péter littéralement un plomb. Un robot fou à moitié nu cassant tout sur son passage et balançant des boites de raviolis sur les passants... Les hunters auraient vite fait de le prendre pour cible et de l’éliminer. Kinsue ne pouvait pas laisser faire ça, le robot lui avait quand même sauvé la vie. Il ne voulait pas que celui-ci soit détruit à cause de lui, il avait beau être m’en foutiste de tout et surtout du sort des autres, il aurait tout de même un sacré problème avec sa conscience là.
Ainsi, il continua rapidement ses recherches avant de discerner une masse sur le bord du trottoir. Ces lunettes ? Il se mit à quatre patte en tentant d’apercevoir l’objet, fronçant les sourcilles. Là, il eut un blanc en attrapant du bout des doigts la cannette de coca écrasée qu’il fixait. Myope ? Carrément. Sans lunette, il n’arrivait absolument à rien faire. La preuve, il avait prit ce déchet pour une paire de lunette, il fallait le faire quant même. Il avait bien des lentilles de secours dans son porte monnaie, mais il n’arriverait certainement pas à les mettre dans la rue, comme ça. En plus, il n’aurait pas l’air malin. Non, il fallait qu’il les retrouve. Il lança alors l’objet qu’il tenait en main derrière lui, manquant de toucher un passant qui s’effraya et qui lui lança un regard mauvais. Puis il glissa à nouveau ses prunelles autour de lui jusqu’au moment ou il vit à nouveau quelque chose qui ressemblait plus ou moins à se qu’il recherchait. Il attendit que les voitures passent, parce que oui, la circulation avait reprise, puis il alla chercher l’objet avant de revenir rapidement proche du Jinkou. Il sentit ses jambes douloureuses le tirailler durant son aller retour, finalement, les bleues allaient être plus douloureux qu’il ne l’avait imaginé. Il regarda ensuite ses mains et reconnu sa paire de lunette. Enfin, ce qu’il en restait. Un verre était complètement explosé, l‘autre fêlé, les petits manches tordus….
Il commença à grogner en essayant de retordre tout ça dans le bon sens lorsque soudain un bruit violent se fit entendre. Kinsue sursauta une nouvelle fois et tourna la tête vers l’origine du son. Ne voyant que dalle, il posa ce qui restait de ses lunettes sur son nez, lui donnant un air très…. Clodos ? Bon, il ne voyait que d’un œil, mais s’était déjà ça. Il reconnu immédiatement, par son comportement, un Jinkou contaminé, celui-ci étant visiblement pourchassé par un de ses hunters assassins. Une sacré course poursuite menant le cyborg dans la direction du réparateur et de sa nouvelle connaissance robotique. Ah non, ça allait par recommencer ! Qu’est-ce qu’il avait tous à lui foncer dessus aujourd’hui ? ! Kinsue voulut alors reculer un peu, histoire de le laisser passer….
« Nya, mais y’en a marre. Tata, lâche moi les baskets ! Arrête d… » Geste du Jinkou qui l’attira violement contre lui. « KYYYYAAAAAAAAAAAAAAAAAAA Ô___________________Ô. » Pourquoi Kya ? Parce qu’étant sur le bord de la route, et le Jinkou sur le trottoir, il y eut un obstacle dans l’avancé soudaine de l’humain contre le corps du robot. De plus, sous la surprise, alors que Kin’ reculait et que son voisin le retira contre lui, ses jambes, ou plutôt l’une de ses jambes n’avança pas comme il le fallait. Celle-ci se tordit dans un sens louche et il y eut un craque douloureux au niveau de sa cheville qui fit grimacer de douleur le pauvre réparateur. Se n’était vraiment pas son jour. Après l’attaque de Tata et sa Toyota, Tata lui mordait violement la jambe ! Après ça, y’aura certainement les aventures de Tata à la campagne. [ Dixit les Martines. xD ] Le visage de l’androgyne aux cheveux roses se colla alors contre le torse nu du robot, à ses yeux, des petites larmes de douleur. Mais qu’est-ce qu’il avait fait pour mériter ça ?! Bon c’est vrai, il y aurait certainement un millier de raison qui pousserait une force obscure à piquer d’aiguille une petite poupée à son effigie, mais quant même… Couinant un peu dans sa barbe, tout en grommelant des trucs incompréhensibles, il sentit le corps de son voisin se mouvoir jusqu’à finir part être soulevé à nouveau. Réflexe, il passa rapidement ses bras autour du cou du cyborg. Il n’avait pas envie de tomber et de se casser l’autre jambe, fallait le comprendre. Son voisin s’exprima donc une nouvelle fois, lui demandant à présent son adresse. Nouveau blanc dans l’esprit du jeune homme. De un, il ne supportait pas qu’on le porte de cette manière, il n’était pas une princesse. [ Tu as entendu White è_é XD ] Surtout que cela montrait bien qu’il n’était qu’une crevette courte sur patte, et ça, il avait dû mal à le digérer. Mais bon, c’est vrai qu’avec sa jambe il n’irait pas très loin, mais tout de même ! Et ensuite… Il y avait des gens qui l’attendaient certainement avec impatience à son domicile, et se n’était pas pour se faire un monopoly entre pote. Cependant, le côté protecteur de se Jinkou pouvait peut être lui servir… Il devait protéger les humains, non ? S’était une des règles fondamentales qui était encrée en lui… Alors si ces hommes s’en prenaient à Kinsue, comment devait-il réagir ? Stopper le conflit ? Intéressant. Il fallait cependant qu’il ne prenne pas feu, n’explose pas, ou ne pète pas un plombs d’ici là… Bon, il n’avait rien à perdre après tout. Au point ou il était, il pouvait tenter le coup.
« J’habite dans la rue Iwarebiko, pas loin d’ici. C’est par là, enfaîte… » Fit-il en montrant une direction. Pointant son doigt vers la direction de son logement et de sa boutique, il aperçut des passants leurs adressant un regard bizarre. Bon, d’accord, ils avaient l’air louche. Un Jinkou à la taille imposante portant un bon nombre de sac et un humain de taille…. Réduite. Sans compter la nudité du robot et les lunettes détruites que portait Kinsue. Un drôle de duo en gros. Voyant les expressions d’étonnements et d’incompréhensions de ses personnes, le réparateur leur tira la langue, sans gène et plutôt agacé. Rha, il détestait être porté de cette façon. Mais s’était ça ou souffrir la mort, déjà que sa cheville lui faisait énormément mal et que ses bleus le tiraillaient de toute part.
[Nul. Rha. >< Désolé pour la fin, j’essayerais de faire plus d’action dans le prochain poste. X_X ]
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|  | | White

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 | Sujet: Re: En Rose & Blanc ! │ PV White Lun 7 Sep - 15:01 | |
| Les humains mâles pouvaient vraiment pousser des cris intéressants.
Il n'était pourtant écrit nulle part dans sa base de données qu'un homme puisse monter autant dans les aigus mais il en avait eu la preuve il y a peu de temps. Et sa logique étant ce qu'elle était, il ne pouvait mettre en doute cet état de fait. C'est ainsi que White rangea dans un coin de sa mémoire que la voix d'un mâle si ce dernier était en danger pouvant sensiblement changer de timbre. Quelque chose d'assez fascinant en soi étant donné que sa voix à lui ne pourrait jamais le faire. Elle pouvait changer, certes, mais jamais dépasser un certain « niveau », question de programmation. Même si un jour il était contaminé et ressentait des sentiments et donc éventuellement de la peur ou autre, il aurait l'air aussi calme qu'un iceberg flottant dans son eau glaciale. Charmant, vraiment. Cela allait en déstabiliser plus d'un ça. Mais pour le moment, on en était pas encore là hein.
Le Jinkou marchait déjà depuis un petit moment, lentement, avec calme, comme à son habitude mais il n'était pas lent pour autant. Même s'il marchait un peu moins vite que la plupart des gens, lui, il n'avait pas besoin de se reposer pour souffler. Un peu normal, il n'avait pas de poumons...Que c'est beau la robotique. Un brin flippant aussi, c'était presque monstrueux. Des êtres qui n'étaient jamais fatigués, qui ne pouvaient pas pleurer, ni avoir de souffle, ni de salive...y avait de quoi avoir les jetons non ? Mais la plupart des gens ne semblaient pas s'en soucier. Tant que leur cyborg leur obéissaient au doigt à l'œil, tout allait bien. Une fois contaminé, c'était une autre histoire. Alala, la nature humaine ne changera jamais. White s'arrêta quelques instants devant un nouveau plan. Le manque de GPS se faisait sentir mais bon, ce n'était pas si grave, rien ne pressait. Ses yeux synthétiques se posèrent sur les lignes de la carte et suivirent le tracé jusqu'à sa destination du moment. Bien, ce n'était plus très loin. Il baissa la tête et jeta un bref coup de globe oculaire à son précieux paquet. Mais non, pas les sacs voyons, vous allez vexer Kinsue là...Il riva donc son regard violet sur le jeune homme aux cheveux roses et plus précisément sur sa jambe endommagée. Hop, petite recherche sur le net et...
« - Vous avez mal ? Si c'est le cas vous allez devoir le supporter encore un peu, déclara-t-il lentement, toujours de ce ton si...calme. Nous sommes bientôt arrivés, ne vous en faites pas. »
Hum. Se faire consoler par un tas de boulons sans sentiments pouvait paraître un brin déplacé et pitoyable mais ce n'était pas méchant. C'était même un geste plein de bonnes intentions. Enfin, bonnes intentions...Programmation surtout, ah tiens ça rimait, merveilleux. Pour la petite explication, White était encore tombé sur un truc bizarre sur internet. Un film pour être précis, décidément il faudrait que quelqu'un lui explique que ce n'était pas toujours des données très...exactes. Ou que au moins il ne fallait pas toujours s'y fier. Heureusement pour cette fois, ça donnait juste une impression étrange, presque comme s'il était humain. En fait il avait juste imité l'un des protagonistes du long métrage. Un mâle bien viril qui portait une jeune demoiselle en détresse et blessée...Coup de chance, Kinsue ne pouvait pas voir sur quoi se basait le robot pour réagir, sinon, il aurait été un brin vexé.
Après cette intervention fort utile, il observa ses sacs de courses qui pendouillaient toujours à son bras et oscillaient à chaque pas. Il poussa du doigt le vilain caleçon qui tentait de se faire la malle et remonta un peu son chargement le long de son bras. Histoire que rien ne tombe pendant qu'il marchait. White, une fois ses petites vérifications terminées, se remit en route tout aussi tranquillement. Il faisait vraiment beau. Le soleil tapait assez fort aussi, inondant la rue de lumière. Et bien sûr faisant briller ses cheveux blancs comme jamais. Un peu plus et ça aurait presque fait mal aux yeux. Ce qui n'était bien sûr pas très...discret. Déjà que le duo ne l'était pas à la base, le coup du halo quasi divin c'était vraiment too much. M'enfin, c'était pas ça le plus important. Ce qui comptait dans cette situation c'était la chaleur. Une chaleur que le Jinkou ne pouvait évidement pas sentir, mais ses circuits, eux, si. Et ils n'appréciaient pas. En temps normal cela n'aurait eu aucun impact mais là un bout de sa carcasse robotique était...à l'air. Ou plutôt recouverte par un t-shirt noir. Noir. Le noir ça attire la chaleur, tout le monde le sait.
Donc ça chauffait vraiment beaucoup au niveau de son flanc droit et si jamais une étincelle s'envolait encore...y avait de grandes chances pour que ça fasse « Boum ». Ce qu'il valait mieux éviter, non ? Chance, encore une fois, ils étaient maintenant arrivés dans la bonne rue. Il était temps. White fit quelques pas dans cette dernière et se stoppa brusquement. Il était dans la rue, certes, mais pas encore à destination. Kinsue ne lui avait pas précisé son adresse complète et ne semblait pas trop en état de répondre pour le moment. On le comprend assez. Chaleur + cheville cassée et donc assez grande douleur = totalement dans les vapes, ou presque. Fragiles ces humains. Heureusement, notre petit robot avait une logique implacable dûe à sa condition d'ordinateur sur pattes et donc quand il vit une tête de chaton sur le pantalon du blessé et la même sur une enseigne il comprit que, éventuellement, il y aurait un lien entre les deux. Voir que ce serait le domicile du dit réparateur. Surtout vu le contenu que laissait apercevoir la vitrine. Quelle belle conclusion. Les programmes, recherches et autres commençaient vraiment à donner quelque chose de concret, youhou, fantastique. Mais on dansera plus tard, là, y avait plus urgent.
Il se rapprocha donc dans la jol...heu, enfin de la boutique de dépannage et s'arrêta devant la porte. White jeta un nouveau regard sur la vitrine. Quelque chose ressemblant vaguement à un frigo, autrefois blanc et avec un sticker représentant un crâne de chaton mais dans le style mignon lui confirma qu'il avait vu juste. Ses orbes violettes revinrent alors à la porte mais il n'avança pas car elle était...ouverte. Ce qui n'était vraisemblablement pas normal. D'après ses données, on ouvrait pas la porte en sortant, on la fermait, alors comment...? Le Jinkou finit par entrer tout de même, poussant doucement la dite porte du pied pour pouvoir passer. Entrouverte aurait été le mot juste et vu que ses bras étaient un brin occupés, il fallait bien faire autrement hein. Sauf qu'il avait oublié un petit détail. Ou plutôt ce dernier n'entrait pas dans sa logique. Sa force. Et la qualité de la porte. Conclusion ? Elle fit un petit « Craaaaac... » misérable mais peu discret en s'ouvrant. Un des gond avait dû se décrocher mais la porte tenait encore, ne vous inquiétez pas, tout allait bien. Elle penchait juste un peu sur la droite.
Sauf que dans la suite logique des choses, ce bruit fit se retourner comme un seul homme tous les gentils monsieur, et peut-être mesdames, c'était dur à dire, qui se trouvaient dans la pièce. Ah. Petit temps mort pour les deux parties. Une seconde, deux secondes, trois secondes...Pouf, White reprit sa route comme si de rien était, leur passant simplement devant. Tout s'expliquait, c'était des invités, d'où la porte ouverte. Hum. Oui. Bon. La logique et l'innocence de l'informatique n'étaient pas forcément toujours très pratiques, surtout dans ce genre de situation. Mais comment voulez vous qu'un Jinkou se méfie des humains hein ? Il était programmé pour les protéger, tous, autant qu'ils étaient. Et bien sûr à ne surtout pas les blesser. Ce qui, encore une fois, dans la situation présente risquait d'être...compliqué à gérer. Le robot chemina avec une habilité étonnante entre les divers trucs qui trainaient et finit par atteindre le comptoir.
Il poussa un peu ce qu'il y avait dessus et posa son paquet sur ce dernier. Ou plutôt les fesses de son paquet mais ne chipotons pas sur les détails. White s'agenouilla ensuite pour être au niveau de la blessure. Il avança sa main et palpa de ses doigts pâles la cheville. Outch. C'était bien enflé. Pendant le trajet il avait pris soin d'effectuer diverses recherches sur les blessures et la médecine, jugeant cela judicieux pour pouvoir s'occuper au mieux de Kinsue. Il se leva donc et pivota sur lui même avant de passer, une nouvelle fois, devant les « créanciers » sans leur accorder un regard. Les pauvres, ils allaient finir par être vexés. Après avoir fouillé un peu, notre faux jeune homme aux cheveux blancs trouva un petit lavabo dans l'arrière boutique. Oh miracle. Encore mieux que le Graal dans Arthur...Hum oui bref, le pauvre ne s'émoustilla même pas de sa découverte qui ne lui fit ni chaud ni froid. Il détacha simplement le t-shirt noir qui était toujours autour de ses hanches et le posa dans l'évier. Il fit ensuite couler de l'eau bien froide et imbiba le vêtement avec avant de l'essorer comme il se doit. Bien. Compresse fraîche improvisée terminée et prête à l'emploi. White prit la dite compresse et revint dans la boutique, toujours aussi naturellement et se baissa de nouveau face à Kinsue.
Il lui retira sa chaussure qu'il posa doucement sur le sol ainsi que la chaussette et enroula le t-shirt tout frais et humide autour de la cheville blessée. Bon, ça devrait suffire pour le moment...Le Jinkou se releva donc mais pendant son mouvement une étincelle jaillit de son flanc toujours ouvert. Ah tiens, ça faisait longtemps. Ce petit événement sembla faire réagir les hommes présents ou du moins l'un d'eux qui recula violemment, par pur instinct de survie. Manque de chance pour lui, il y avait derrière lui un charmant heu...frigo ? Lave-vaisselle ? Vide ordure ? Enfin bref un gros appareil lourd et volumineux qui rencontra pour son plus grand bonheur son noble pied grand mais tout à fait sensible. Bonnnnngk ! Aie. Ça n'avait pas dû être très agréable ça. White, intrigué par ce soudain signal hautement aigu qui venait de retentir dans toute la pièce, tourna la tête dans la direction du pauvre homme. Il l'observa d'un air parfaitement neutre sauter sur place en tenant son pied et en poussant des jurons d'une gamme fort...intéressante et diversifiée.
Le cyborg pencha la tête sur le côté, enregistrant un à un ces étranges mots dont il ne comprenait pas le sens. Serait-ce l'un de ses fameux langages codés qu'utilisait les espions humains ? Alala, voilà ce que ça donnait de laisser son Jinkou devant un vieux James Bond. Ne pouvant avoir la réponse tout de suite, il se contenta d'observer avec neutralité les sautillements de l'homme qui avait visiblement élargi son champ d'action car il sautillait maintenant vers eux...
Ah. Il voulait être soigné, lui aussi ? _________________ White Sweet...?  |
|  | | Yutori Kinsue

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 | Sujet: Re: En Rose & Blanc ! │ PV White Dim 20 Sep - 16:55 | |
| Très rapidement, les deux êtres commencèrent à se mouvoir dans la direction indiquée par l’humain. Celui-ci ne faisant d’ailleurs pas grand-chose à part se cramponner à son porteur. Dans cette situation, il n’avait pas vraiment le choix de toute façon. Il ne pouvait pas marcher à cause de sa cheville, et bien que l’idée de faire des petites tresses au robot lui avait traversé l’esprit, la douleur qui tiraillait sa chair ne le motivait pas dans cette voix, au contraire, il était douloureusement fatigué, et las de cette succession de poisse qui s’était abattu sur lui en cette belle journée. Très belle, très chaude… Trop chaude ? Oui, enfaîte cela correspondait mieux à la situation. Décidément, même le soleil avait envie de lui taper sur le crâne aujourd’hui. Qu’est-ce qu’ils avaient tous à vouloir sa mort, hein ? Marre. L’androgyne releva légèrement les yeux vers l’astre scintillant, lâchant un grognement sourd fasse à cette nouvelle agression d’ordre solaire. Un rayon fit d’ailleurs briller ses pauvres lunettes… Enfin, ce qui restait de ses lunettes. Et cela voulait évidement dire : Pas grand chose. Un unique verre fendu qui ne lui apportait qu’une demi vision et qui en plus risquait de lui abîmer la cornet avec cette poussière de verre et ces petits débris qui s’échappaient des cassures de cet objet. Cool, après le boîtage, il allait perdre un œil. S’était vraiment pas son jour. Il serra les dents à cause de la douleur de sa cheville avant de soupirer et de lâcher un peu l’emprise qu’il avait à la gorge robotique. Il commençait à faire confiance au cyborg et son maintient ? Non, il avait surtout de moins en moins de force. De toute façon, l’être mécanique semblait bien le tenir malgré le poids imposant de ses bagages et de sa chair endommagée. Quelles merveilleuses inventions que ces créatures. Ils étaient capables de soulever tellement lourds, et tout ça sans connaître la fatigue ou la douleur. Kinsue aurait bien voulut avoir ses capacités, surtout en se moment. Il se sentait vidé, comme ci le soleil et sa cheville aspirait son énergie. Assommé aussi, tout ça lui avait certainement donné de la fièvre. Oui… Ses membres semblaient encore plus engourdit qu’avant. Il glissa encore un peu plus contre le torse de son voisin, desserrant une nouvelle fois son emprise, celle-ci se faisant de plus en plus faible et maladroite, alors que la tempe de sa tête reposait contre la peau synthétique du cyborg. Ces yeux commencèrent à se clore doucement, l’esprit du jeune homme semblant bercé par le mouvement de marche de son sauveur. Cette esprit qui s’embrumait et qui oubliait presque le danger que représentait l’être blanc, oubliant même les raisons de ses blessures ou celle de sa fuite première. Il n’y avait plus que la douleur, la chaleur, la fatigue…
Puis soudainement, il y eut un arrêt. Kinsue, à moitié dans les vapes n’écouta qu’à demie la voix artificielle. Il eut comme une envie de se marrer à la première question qui fut énoncée. Pas pour se moquer, mais juste de façon nerveuse. Il se contenta cependant de pouffer avant de grimacer et de glisser sa tête dans le cou de son voisin. Celui-ci lui demandait d’ailleurs de ne pas s’en faire. Drôle d’exclamation venant d’un être dépourvu de vrai sentiment. Il n’éprouvait pas de compassion, de pitié, il ne pouvait pas comprendre réellement le sens du mot ’douleur’. Et pourtant, ses programmes lui permettaient d'énoncer de tel propos. Sachant cela, Kinsue ne pouvait pas être rassuré de ces mots, sans compter qu’il savait bien se qu’il l’attendait chez lui. Une horde de mafieux enragé qui ne pensait qu’à une chose : L’argent. Argent que le réparateur n’avait évidement pas… L’humain dépensant presque instantanément la monnaie qu’il encaissait. La suite allait donc être tout aussi douloureuse pour le jeune homme. Qui sait se qu’ils allaient lui faire. Sa seule chance est que ce robot lui vienne une nouvelle fois en aide. Cependant, il savait que les règles fondamentales lui interdisaient de s’en prendre à un humain. Alors à moins que Kinsue ne le convainque que les mafieux étaient des pigeons déguisés en Homme, le robot allait devoir faire face à un sacré dilemme. Si évidement, il n’explosait pas avant. Là, tout serrait réglé finalement. Au moins, il aurait la paix et il pourrait manger des cookies chez tata. Cependant, il ne pouvait pas se résoudre à mourir. Il avait encore trop de chose à accomplir, de gens à rencontrer, de cyborg à réparer… De Pokémon à capturer… De…De…
Blanc. Blanc. Son esprit était vide. Ses yeux à moitié clos fixaient un point invisible, insensible au décor qui défilait. Sur son front, des perles liquides glissaient, longeant les courbes de son visage enfantin. Chaleur. Ces lèvres rosés légèrement ouvertes laissaient s’échapper un souffle saccadé, accompagnant quelques grimaces et mimiques de crispation. Douleur. Ses mains avaient finalement lâchées la gorge de son porteur, jusqu’à glisser sur son propre torse. Fatigue. Puis il y eut un fort éblouissement qui sembla vaguement le rappeler. Il releva un peu ses yeux et aperçut une forte lueur blanche. Elle était aveuglante et douloureuse pour les pupilles du jeune homme, et pourtant il l’a fixa un bon moment. S’était… ? La lueur qui rappelait les vivants de l‘autre côté ? Un visage. Un ange qui venait l’accueillir au royaume des défunts ? Un bruit. Hein ?… L’ange avait cassé une porte ? Sa porte ?!
Le jeune homme ferma violement les paupières avant de les rouvrir, histoire de se réveiller un peu pour comprendre se qui se passait autour de lui. Il vit alors la foule de gentil monsieur qui l’attendait dans la boutique. Immédiatement, il referma les yeux et glissa un peu son bras sur le côté, histoire qu’il finisse par pendre dans le vide. La meilleure solution pour s’en sortir, lorsqu’on se trouvait devant un animal dangereux, tel qu’un ours, était de faire le mort ! Et c’est se que Kinsue tentait de faire sauf qu’il était évident que les gens présents l’avaient vu se réveiller et se rendormir soudainement comme par magie. Cette population resta pourtant de marbre alors que le Jinkou emmenait l’humain sur le comptoir. Et alors que le robot posa le réparateur sur celui-ci, Kinsue, après s’être d’abord un peu laisser tomber en arrière, se rattrapa et se rassit correctement. Réflexe, il avait eut peur de se casser la figure sur le carrelage. Sauf que sa combine était tombée à l’eau et que les ours commençaient à grogner. Il tenta alors une nouvelle approche, celle du Kikou Lol, qui consistait à faire coucou avec sa main avec un grand sourire amicale et carrément débile. Sauf que lorsque l’être mécanique toucha sa cheville, son sourire se transforma en grimace de douleur, celle-ci s’accompagnant d’un couinement de surprise. Le cyborg quitta ensuite l’avant de la boutique, laissant les créanciers avec le petit bonhomme blessé. Il y eut alors un gros blanc, Kinsue accusant de nombreux regards haineux sous une atmosphère étouffante, et surtout angoissante. Le jeune homme sembla pendant un instant regarder ses ongles d’un air distrait, faisant genre d’être très occupé à regarder son vernis, avant de toussoter légèrement en glissant à nouveau le regard vers la horde de malfrat de moins en moins patients. Voyant la rage sur leurs visages, il retourna les yeux vers un micro-onde.
Un des hommes - : « Arrête de nous ignorer, petite tête. » Kinsue - : « Hum. » Nouveau toussotement. « Et sinon, comment vas ta femme ? =D » Homme - : « Te fou pas de moi ! Tu sais pourquoi on est là ! » La masse agressive sembla se rapprocher d’un pat conquérant lorsque le cyborg pénétra à nouveau dans la salle. Nouveau silence. Le réparateur observa alors la manœuvre du robot, contractant son visage à la douleur, avant d’apprécier le froid de la compresse. Mais très vite, une nouvelle inquiétude lui revint à l’esprit. Étincelle = Boom. Il eut lui aussi un petit mouvement de recule avant de tourner la tête vers la personne qui venait apparemment de subir les conséquences d’un rangement très peu maîtriser dans cette demeure. Malgré la fatigue et tout le stresse de cette journée, il ne put s’empêcher de ricaner. Bon, s’était pas très intelligent de se foutre de la gueule de potentiel agresseur, il faut bien l’avouer. Cela sembla effectivement les agacer encore plus et d’un mouvement imposant du bras, le chef ordonna à ses hommes de capturer le commerçant. La masse s’avança alors vers le robot et son voisin. Les plus angoissés par la blessure du cyborg faisant mine de taper dans les objets de la boutique, renversant tout sur leur passage, cassant et déglinguant la marchandise de Kinsue, tout en restant, étrangement, à bonne distance de leur cible. Les autres commencèrent pourtant à se rapprocher dangereusement. L’humain s’agita alors, très nerveusement.
Kinsue - : « On peut discuter, hein !! Hey, vous approchez pas, j’ai un cyborg cassé et je n’hésiterais pas à m’en servir !! Non arrêtez, c‘est pas drôle ! Je vous fais une grosse promo sur le frigo américain là ! Non non, je vous le donne gratuit ! … MAIS LE CASSE PAS CRÉTIN ! Bon Okay… Une machine à laver, ça vous va ?! Elle est sympa la grise là bas ! Non ?…[ … ] » Déblatérant imbécillité sur imbécillité de façon nerveuse, le jeune homme recula et tomba derrière le comptoir. Il hurla légèrement alors qu’il avait prit appuie sur sa jambe et glissa totalement par terre. Le t-shirt ayant évidement quitté sa cheville à cette action. Le front en sueur, la fièvre remontant et la douleur le tiraillant à nouveau, il jeta un coup d’œil rapide autour de lui. Un des hommes sauta sur le comptoir afin d’attraper la crevette. Kinsue se saisie de son tabouret et le balança dans la figure du malfrat. Celui-ci tomba en arrière, renversant les personnes qui l’avaient suivit. Le réparateur prit ensuite appuie sur la table et se releva lançant un « Hulk pas content ! », légèrement douloureux, avant de re-glisser par terre, laissant entendre un nouveau bruit sourd, celui du choc de son corps contre le sol. Les bonhommes contournèrent alors le comptoir lançant un vague regard à celui qui devait aider et obéir aux humains, mais qui dans cette situation devait certainement faire fasse à un sacré dilemme. Kinsue, quant à lui, se relevait comme il le pouvait. Il sentit quelqu’un attraper une de ses jambes, la mauvaise, et balança rageusement l’autre dans le visage de celui qui tentait de le capturer. Il y eut alors des cris de douleur dans le broua des machines détruites violement. Le réparateur tenta de chopper ensuite une machine à café et de la jeter sur les mafieux. Cependant, il commençait vraiment à manquer de force et rapidement, il fut maîtriser. Je veux évidement dire par là qu’un des plus costaud l’attrapa à la gorge et le souleva en le plaquant contre le mur derrière le comptoir. Journée de merde, journée de merde, journée de merde. Kinsue s’agrippa aux poignets de son agresseur, suffoquant à moitié, alors que le chef se rapprochait enfin, apparemment heureux de cette action, les autres continuant à tout casser sur leur passage.
Chef - : « Tu fais moins le malin maintenant, hein, tête de chewing gum. » Kinsue - : « Je…T’emmer..deu… Tête de… Cul… » Nouvel étranglement, nouveau suffoquement, nouvelle douleur. C’était un peu idiot d’insulter le chef dans un moment pareil, c‘est vrai. Sans compter que la calvitie de cet homme était certainement un point sensible. Cependant, le réparateur commençait sérieusement à péter un plomb et la colère prenait dessus sur cette habitude de rire de tout. Il y avait des limites quand même. Et là, il l’avait atteint. Ses lunettes tombant au sol, le manque d’air empourprant son visage, il jeta finalement un dernier regard au robot. Son unique espoir était que celui-ci réagisse en sa faveur, ou qu’il fasse n’importe quoi qui lui permettrait de fuir. Bien qu’actuellement, dans son état, il ne pourrait certainement pas aller très loin.
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|  | | White

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 | Sujet: Re: En Rose & Blanc ! │ PV White Ven 25 Sep - 16:02 | |
| Disons le clairement : cette situation avait tourné au bordel intersidéral.
Des trucs rendaient l'âme en faisant de petits « Pof » discrets, des chaises volaient, des insultes aussi. Les mafieux s'en donnaient à cœur joie bien qu'évitant soigneusement la zone où se trouvait White. Ils devaient avoir peur que ce dernier menace d'exploser ou de leur coller un marron. Ce qui était idiot étant donné qu'il ne pouvait pas. Les hommes devaient le savoir mais il était peut-être infecté par ce fameux virus hein et vu sa carrure, il valait mieux être prudent. Mais que faisait notre cher Jinkou dans tout ce bazar ? Vous devez déjà le savoir mais le robot était face à un sacré dilemme. Protéger les humains, certes, mais on faisait comment quand plusieurs d'entre eux voulaient en taper un autre hein ? Ses programmes lui lançaient des signaux d'alertes en pagaille mais il ne pouvait pas agir vu qu'il ne pouvait risquer de blesser personne. Mais s'il restait immobile, enfin là où il était, l'un des humains risquait d'y passer. Aie, aie, ça sentait la surchauffe de circuits tout ça.
D'ailleurs en parlant de surchauffe, deux étincelles venaient de jaillir en crépitant de son flanc droit, faisant sursauter l'un des mafieux se trouvant près de lui. L'homme en noir dévisagea White, une chaise toujours en l'air, quelques centimètres avant un malheureux grille pain. Il grogna une insulte, effrayé, quand il vit le robot s'approcher lentement de lui mais le cyborg se contenta de se baisser et de ramasser un sac plastique. Ah oui, les courses...Son ordre premier. Il devait les protéger. Ça, au moins, c'était clair. Et vu tout ce qui volait autour de lui, ce n'était pas une mince affaire. Néanmoins ce cher mafieux ne dû pas le prendre comme ça car il abattit brusquement la chaise sur le Jinkou. La peur empêche de réfléchir correctement, c'est bien connu. Et puis vu l'intelligence de l'armoire à glace, il ne devait pas avoir trop de mal à ne pas réfléchir du tout. Dans un pur réflexe de programmation, White mit ses bras en croix pour protéger son corps. Et évidemment, compte tenu de la solidité de ce dernier, la chaise ne fit pas long feu. Elle explosa littéralement et des éclats de bois partirent dans tous les sens. Ce qui comprenait, hélas, la blessure totalement ouverte de notre robot. Étant donné que cette partie de système était déjà dans un état instable, vous devez vous douter que les morceaux de bois s'enfonçant un peu partout ne lui firent pas du bien.
L'un d'eux s'accrocha dans un circuit assez important et il y eut un bruit pas franchement rassurant. Pas rassurant du tout même. Le faux jeune homme aux cheveux blanc se figea brusquement. Ses yeux semblaient encore plus vides qu'en temps normal, si c'était possible, et les doigts de ses mains se mouvaient étrangement. Par saccades, comme si les ordres du « cerveau » étaient contradictoires ou bien totalement illogiques. White était en train de péter un plomb. Littéralement. Si on pouvait le comparer un peu à un humain, là en l'occurrence son « esprit » était parti voir ailleurs si l'herbe était plus verte. Le corps était donc laissé à l'abandon et recevait des signaux désordonnés, les programmes se mélangeaient et certains partaient un peu en miettes. Ne laissant donc que des bribes d'informations qui tentaient de se coller les unes aux autres, comme une longue chenille. Sauf qu'aucune des pattes ne voulaient aller dans la même direction. Il y eut une série bruits étranges, comme si on tentait de lancer un engrenage totalement rouillé et ce fut le noir.
Enfin, le noir...Disons que ce qu'il restait de logique à White venait d'aller rejoindre le pauvre cerveau. Le corps agissait donc tout seul maintenant et ce, sous la force d'impulsions électriques totalement folles. Oui, aie. Mais faisons une pause, histoire d'entretenir le suspense et revenons à Kinsue. Ce dernier était toujours placardé au mur tel un poster par le boss des mafieux qui tentait plus ou moins de l'étrangler. Jusqu'à ce que...
« - Aaaaaaaaaah ! Chef, à l'aideeeeee ! Le Jinkou il a péter un...BAM. »
Un bruit sourd interrompu le reste de cet appel à l'aide et le temps que le « chef » se retourne, il put juste voir l'un de ses subordonnés s'écraser misérablement contre un frigo et glisser lentement le long de ce dernier jusqu'au sol. Les autres mafieux avaient tous stoppé leurs « activités » pour regarder, les yeux ronds, White qui venait d'envoyer l'un de leurs collègues au pays des rêves pour un moment. Une flopée d'étincelles jaillirent brusquement de la blessure du Jinkou qui tourna les yeux vers eux et s'avança d'un pas. Le temps de faire deux ou trois fois la navette entre leur camarade sérieusement amoché, le Jinkou et leur chef, et la décision fut prise à l'unanimité. Ils décampèrent prestement. Pas question de rester près d'un cyborg fou ! On ne les payaient pas assez pour ça. Il ne restait plus que le chef de présent maintenant et Kinsue bien sûr qu'il tenait toujours épinglé au mur comme une mouche. Notre cher boss était face à un dilemme mais les étincelles qui volèrent de nouveau dans les airs, finirent par le décider.
Il lâcha brusquement l'humain et s'enfuit lui aussi à toutes jambes. Il ne voulait pas risquer sa noble existence pour de l'argent qu'il pourrait revenir chercher plus tard. Si ce Jinkou ne faisait pas tout exploser avant. Et d'ailleurs vu l'état du robot, il était sûr que la prochaine fois rien ne lui barrerait la route. Tout était parfait donc...Mais laissons notre mafieux continuer de courir et revenons en à nos deux « héros ». White eut un brusque soubresaut suivi d'un bruit tout aussi inquiétant. Les lèvres du faux jeune homme se descellèrent et les mots « Mise en veille d'urgence. Arrêt du système. » se firent entendre. Ah, visiblement son cerveau était enfin rentré au bercail. Ou plutôt, un programme d'urgence s'était mis en marche. Un peu en retard mais bon, c'était déjà ça. Le cyborg tomba à genoux sur le sol et ses yeux se fermèrent lentement. Une dernière petite étincelle vola puis White baissa un peu la tête. C'était fini...il venait de couper le « courant ». Ses programmes l'avaient empêché de faillir à sa mission première : protéger les humains et avaient donc arrêté tous les systèmes. Un étrange silence régnait maintenant sur la boutique.
Tout était redevenu calme, parfaitement calme... _________________ White Sweet...?  |
|  | | Yutori Kinsue

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 | Sujet: Re: En Rose & Blanc ! │ PV White Dim 27 Sep - 14:21 | |
| Kinsue était toujours accroché au mur par un clou de la taille d’un bras. Euh non, enfaîte s’était bien un bras, même deux pour être exacte. Et au bout, il y avait ce gorille qui montrait les crocs, fier d’avoir capturé le moustique. Un moustique qui commençait sérieusement à suffoquer à cause de l’emprise qu’avait son voisin sur sa gorge. Le rouge lui montait rapidement aux joues, teintant sa peau de nacre d’une couleur sanguine, alors que son souffle se faisait maladroit et angoissé. Que pouvait-il faire à présent ? Il fallait qu’il sauve sa peau. De façon désespéré, il balança son pied sain dans les jambes de son agresseur, tentant de le faire lâcher prise. Mais celui-ci ne bougea pas d‘un millimètre, le coup étant beaucoup trop faible évidement. Et la pression à son cou s‘accrut à nouveau. Le chef ricanait, l’insultant et lui demandant de régler gentiment ses dettes avant qu’il ne soit trop tard. Sauf que le pseudo meneur de la troupe n’avait pas l’air de comprendre que là, Kinsue ne pouvait même plus respirer correctement, alors approuver, il aurait du mal. Sans compter qu’il n’avait pas l’argent. Il n’allait quant même pas lui fabriquer, hein. Alors à moins qu’ils acceptent les billets de monopoly, il était impossible pour l’androgyne de rendre ce qu’il avait emprunté à cette bande… Finalement, Tata, dans son costume trois pièces, l’étoufferait tout simplement. Quel manque flagrant d’originalité. Le réparateur commençait à s’asphyxier et ses yeux recommencèrent à se clore. La fatigue, et surtout le manque d’oxygène, l’endormant doucement. Lorsque soudain, un cri résonna dans la pièce, s’élevant au dessus du broua général. Un appel à l’aide ? Toutes les personnes présentes, absolument toutes, cessèrent leurs activités pour apercevoir le magnifique vol plané du mafieux. Celui-ci allant s’écraser pitoyablement contre l’un des rares engins encore debout. Après cela, il y eut comme un blanc. Kinsue en profita pour frapper une nouvelle fois son voisin, sans succès, avant de laisser tomber sa tête sur le côté, épuisé, et d’observer se qui se passait. Le robot semblait avoir un sérieux problème avec ses circuits. Des étincelles jaillissaient en nombre de sa blessure, inquiétant visiblement la masse de malfrat. Il allait exploser. Ou faire très mal. Il pétait visiblement les plombs vu qu’il venait d’enfreindre l’une des lois fondamentales en agressant cet humain. Pas que Kinsue s’en plaigne, au contraire, cependant il fallait rapidement faire quelque chose avant que la situation ne dérape totalement. Les intrus eurent d’ailleurs une idée de génie. Fuir ! L’endetté aurait bien fait de même, cependant, le gorille sans cerveau et le chef n’avait pas bougé. De plus, il était dans sa boutique et il tenait à son magasin. Il n’avait pas envie que celui-ci soit réduit en miette à cause d’un Jinkou défectueux. Sans compter que si cet être mécanique était dans cet état, s’était entièrement de sa faute. Il glissa alors son regard las et douloureux sur les agresseurs encore présents avant que ceux-ci ne le lâchent violement. Kinsue alla donc s’écraser sans douceur sur le carrelage, toussant et tentant tant bien que mal de reprendre une respiration régulière. Le chef lui donna un dernier coup de pied dans le ventre, lui annonçant d’une voix grinçante qu’il reviendrait, puis il fila. L’héritier Yutori, s’étant évidement écrasé au sol à cette nouvelle agression, ne put que lever vaguement le regard vers le cyborg. Celui-ci grésilla une nouvelle fois, s’agita un peu, puis soudainement sa voix artificielle résonna. Arrêt du système. Il tomba à son tour, plongeant dans un coma cybernétique, une mort synthétique. Et ensuite ? Le néant.
Quelque temps plus tard, dans la chambre a couché de Kinsue. Enfin, se qui lui servait à la base de chambre à couché, car actuellement cette pièce ressemblait plus à la tanière d’un animal en voie d’extinction. Une masse de drap, couverture, couette, vêtement s’entassaient sur le lit et tous les recoins de la pièce sous la forme d‘immenses tas, formant finalement une montagne de linge vertigineuse. A croire que le dit animal se glissait tout les soirs sous ses feuillages de tissus et que celle-ci avait une fonction de grotte, d‘abris de camouflage. Bah oui, il dormait dans un de ses tas, mais la question était de savoir lequel. Le lit étant difficilement repérable… Cependant, aujourd’hui, il était juste posé sur cette masse, un simple drap le recouvrant. Sur son visage et sur son corps, plusieurs bandages avaient été posés. De même, on apercevait une imposante attelle à sa cheville droite. Il grimaça, et ses yeux finirent par se rouvrir doucement. Sa vision, d’abord flou, lui permit ensuite de reconnaître son plafond et ses toiles d’araignées. Que s’était-il passé ? Han. Oui, les mafieux et ce robot. Et ensuite ? Mal de crâne. Voix - « Toujours le même, petit. Tu ne peux pas t’empêcher de te mettre dans les pires situations qui soient. » Gros blanc. Réflexe. Kinsue eut un mouvement de recule, se soulevant, s’éloignant légèrement et instinctivement de ce son qui lui sembla, sur le coup, une menace potentielle. Il couina alors, sentant son corps douloureux et reconnu finalement un visage familier. Un vieux bonhomme, un voisin plus précisément, qu’il connaissait depuis tout petit. Tonton Phogleur, comme l’appelait Kinsue à cause de sa calvitie et de sa moustache marrante. Il semblerait que se fut justement ce vieil homme qui trouva le réparateur inconscient dans la boutique, après la fuite des mafieux. Et qui, apparemment, se chargea des soins, ou de la venu d’un médecin. L’androgyne n’avait pas vraiment besoin de l’interroger sur le sujet, tout était évident, non ? Le jeune homme se contenta alors de lui demander la duré de son inconscience tout en se recouchant. Deux jours, deux longues journées dans le noir, deux journées à rajouter à sa longue liste de coma, ou pseudo coma. Tout ça à cause de l’argent qu’il empreintait à des gens peu fréquentables. Il finirait par y passer s’il continuait ainsi, il le savait. Mais que faire d’autre ? Même une vie entière ne suffirait pas à rembourser toutes ses dettes. Sans compter qu’il ne pouvait pas s’empêcher d’acheter, et de s’endetter encore plus jours après jours. S’était presque une maladie. Son voisin lui demandait de s’assagir, tout en lui disant que son père n’aurait pas souhaité qu’il finisse lapidé par une bande de mafieux sans scrupule. Nouveau blanc. Kinsue fixant, muet, le plafond au dessus de lui.Phogleur - « Kinsue, tu m’écoutes ? Je n’aime pas te faire la moral, mais je pense sincèrement que tu devrais prendre en compte mes conseils. » Kinsue - « Désolé. Mais j’aime ma façon de vivre. » Fit-il étrangement sérieux. Phogleur - « Tu aimes te faire tabasser à mort ? » Kinsue, un sourire naissant sur ses lèvres. « Peut être… Il faut frôler la mort pour apprécier la vie. Sinon, comment pourrions nous en connaître sa valeur, en savourer son goût ? » Phogleur - « Tu es fou. Complètement fou. Ces hommes reviendront et que feras-tu, hein ?! » Kinsue - « Kamé Hamé Ha ? =D » Phogleur - « … » Mine exaspérée du vieil homme qui finit par se lever, répétant à plusieurs reprises que le jeune homme était complètement fou, avant de rejoindre la porte, avec quelques difficultés tout de même. Puis soudain :« Vous en faites pas Mr Yoshimura. Ma survit n’est peut être pas une priorité, mais j’ai encore beaucoup de chose à faire de cette existence. Cela suffira à me faire subsister. » Un dernier regard échangé et le silence s’installa dans la pièce. Tonton Phogleur était rentré chez lui et Kinsue se retrouvait seul avec son plafond. Un magnifique tête à tête entre lui et les toiles d’araignées. Il se plongea alors dans une longue réflexion sur sa situation. Au moins, cette fois-ci, il n’allait pas être dérangé par une Toyota rouge. Cependant, il avait conscience que les mafieux finiraient par revenir. Il fallait qu’il soit prêt, qu’il trouve une solution. Il était bien trop faiblard pour les affronter. Quant à fuir… Il y avait des limites. Surtout quant ses créanciers avaient connaissances de son lieu de vie. Il lui fallait donc aussi une petit armé, une défense, quelque chose. A l’époque, lorsqu’il était encore en fonctionnement, s’était Keisuke qui le protégeait. Mais aujourd’hui ? Il était tout seul. Il avait beau connaître un nombre impressionnant de personne, et surtout de Jinkou infecté, lorsqu’il se faisait agresser, il n’avait que rarement le temps de les prévenir. Sans compter qu’il avait un minimum de fierté. Il avait beaucoup de mal à demander de l’aide à autrui. Avouer qu’il était trop faible pour se défendre, il fallait le comprendre. Que faire alors ? Il repensa vaguement à l’action de ce Jinkou blanc, à ses différentes aides. Malheureusement pour Kinsue, sain, un robot ne pouvait pas agresser un humain. Défendre le réparateur face à ses attaquants était donc presque impossible. A moins que les circuits de celui-ci soient défectueux ou contaminé. Le Baieki. Si seulement il arrivait à en comprendre le fonctionnement. Mais malgré toutes ses recherches, et les études qu’il avait effectué sur le sujet, il n’arrivait pas à trouver les clefs de ce fabuleux virus. Aaaah. Soupire. Le jeune homme glissa sur le côté du tas qui constituait son lit et sortit en boitant de cette pièce. Quelques minutes plus tard, il était dans sa boutique, une béquille le soutenant maladroitement. Il observait froidement le bordel. Les machines explosées, éventrées qui recouvraient le sol. Tout ce travail réduit à néant. Puis son regard se posa sur le corps inanimé du Jinkou. Il n’allait pas pouvoir le laisser dans cet état, surtout après se qu’il avait fait pour lui. Il avait beau savoir qu’il n’avait fait que répondre à des programmes, Kinsue lui devait tout de même la vie. Il se rapprocha alors de se faux humain et tenta de le soulever. Premier résultat ? Il se retrouva sous le corps du Jinkou, celui-ci, trop lourd, trop grand, lui était retombé dessus. Mais quelle idée aussi de faire des robots aussi imposant ! La deuxième tentative fut aussi suivit d’un lamentable échec et c’est en le traînant sur le sol à allure plus que réduite que la crevette rose réussit finalement à mouvoir le corps mécanique jusqu’à son atelier surprotégé. Et après un nouvel effort surhumain, Kinsue réussit à placer son patient sur sa table d’opération. Après ça, il retourna chercher sa béquille qu’il avait du abandonner en chemin. Il alla ensuite s’alimenter et reprendre force avant de revenir à l’atelier. Il attacha alors ses cheveux en un petit palmier au dessus de son crâne avant d’enfiler un tablier et des gants non conducteur. Et après avoir préparé tout son matériel, branché son ordinateur aux circuits internes du Jinkou, il se mit au travail afin de restaurer le dit robot. S’en suivit de longue heure de travail, de concentration. Changer les pièces qui s‘étaient brisées, rebrancher les files qui s’étaient sectionnés, retirer les corps étrangers qui s’étaient incrustés. Ô cela ne s'est pas fait en une fois, ô que non. Kinsue prit plusieurs jours à réparer le cyborg. La fatigue et la douleur le faisant à mainte reprise piquer du nez. Mais après trois jours de dur labeur, la tâche était presque totalement accomplit. C’est ainsi qu’avec son soufflet, il nettoyait le flanc bionique de l’être cybernétique. Il fallait retirer absolument toutes les poussières qui auraient pu s’infiltrer dans le mécanisme. Après cela, il replaça différente couche protectrice, plaçant évidement le silicone pour donner l’impression de chair et finalement, il réinstalla la peau de synthèse. Peau qu’il avait d’ailleurs eut du mal à trouver. Heureusement qu’il avait un vieux robot à l’apparence toute aussi clair et quelque notion de confection plastique pour obtenir la clarté si rare de cette épiderme. Sinon le tout aurait fait patchwork et pas très sexy. Lorsque cela fut finalement fait, il reposa ses outils et s’approcha de son ordinateur afin de reprogrammer le lancement de la machine, et évidement de corriger les erreurs éventuelles. Il baissa le casque design qu’il avait sur les oreilles, laissant entendre la fameuse chanson du générique des Pokémons qui passait en boucle, et commença à pianoter sur son clavier, le regard toujours aussi sérieux et concentré. Fatigué, il finit une nouvelle fois par bayer en relevant la tête, tout en se frottant la nuque douloureuse. Et une nouvelle fois, il posa ses yeux sur ce corps endormit qui était installé sur une table un peu plus loin. Cette silhouette, cette carcasse ouverte depuis tant de mois, peut être année. Keisuke. Depuis qu’il s’était arrêté, il n’avait pas bougé de cette table. Combien de fois Kinsue s’était installé devant cette mécanique en espérant enfin trouver la solution. Cette solution qui lui rendrait cette vie artificielle que le réparateur aimait tant. Le silence glacial de cette pièce, bercé par cette mélodie enfantine, sembla un instant absorber le jeune homme. Il se replongeait dans ces souvenirs, ces moments de bonheur partagé avec un être qui fut aimé. ♪ Un jour je serai le meilleur … « Je suis réparateur ! Je peux t’aider. » « … ! » ♪ Je me battrai sans répit. Je ferai tout pour être vainqueur. Et gagner les défis. « Si je reste là, tu vas avoir des ennuies. » « Et alors ? J’aime les défis. ♥ » ♪ Je parcourrai la terre entière. Traquant avec espoir. Les Pokémon et leurs Mystères. Le secret de leurs pouvoirs. « J’y arrives pas ! Ce Jinkou est un original et je suis pas encore assez perfectionné pour le réparer. Il faut… Que je travail encore… C’est tellement compliqué. » « J’ai confiance en toi. Tu vas y arriver. » ♪ Pokémon. Attrapez-les tous. C'est notre histoire. Ensemble pour la victoire. Pokémon. Rien ne nous arrêtera. Notre amitié triomphera. « Vas-t-en ! Je m’en occupe ! » « Ça va pas ! Hors de question que je te laisse seul ! » ♪ Pokémon attrapez-les tous. Même à notre âge. Un voyage d'apprentissage. Ca demande du courage. « Laisse tomber… Tu peux plus rien faire pour lui… » « Non, jamais ! Un jour… Une jour, j’arriverais à les réveiller !! Tous autant qu’ils sont ! Alors j‘y arriverais… Lui et les autres… J’y arriverais. » ♪ Rien ni personne sur mon chemin. Ne pourra me briser. Car pour accomplir mon destin. Je suis déterminé. « C’est peut être idiot de dire ça. Mais, je suis né pour ça. J’ai rencontré tellement de Jinkou…. J’ai tissé des liens forts avec beaucoup d’entre eux et ils comptent sur moi pour les aider. Je dois continuer pour eux. C’est mon devoir, ma destiné. » « C’est vrai, t’as l’air con en disant ça. Mais… C‘est mignon… » ♪ Quand il faudra passer à l'action. Nos amis seront là. Et tous ensemble nous gagnerons. Le dernier des combats ! « DES HUNTERS !!! Qu‘est-ce qu‘on fait ?! » « On rejoint la décharge ! Sayuri, Momori et les autres doivent y être ! On va leurs faire passer un mauvais quart d’heures à ces Hunters de mes deux !! » C’est : Notre histoire ? Les larmes aux yeux, le jeune homme avala difficilement d’un air déterminé tout en fixant le cadavre robotique. Il n’avait pas le droit d’abandonné. Il devait trouver une solution. Il devait continuer, des Jinkous comptaient sur lui, Keisuke comptait sur lui. Et se n’était pas une armée de mafieux, ou des hunters, qui allaient l’empêcher de suivre sa voix et d’accomplir son destin. L’androgyne se retourna alors vers le robot qu’il réparait depuis plusieurs jours lorsque soudain, une réplique de son ancien ami lui revint en mémoire. « Je pense pas que ce soit une bonne idée que tu te promènes dans ma boutique Keisuke ! T’imagines si un client radotait aux hunters qu’ils ont vu un Jinkou contaminé, hein ?! » ; « Contaminé ? Ça, ils le sauront pas… ‘Maître’. » Oui, ils ne pouvaient pas le savoir… Il suffisait de jouer le jeu et les gens tombaient dans le panneau… Et si ?… Kinsue détailla le cyborg endormit… Et si, il lui apprenait à jouer la comédie ? Les mafieux ont déjà peur de ce Jinkou, ils le savent défectueux, anormal… Il suffirait de pas grand-chose pour qu’ils soient persuadés qu’il représente un danger. Et tout cela n’entrerait pas en conflit avec les lois fondamentales. Le cyborg ne devrait que leur faire peur, jouer un jeu, et d’ici que ses attaquants comprennent, Kinsue aura eut le temps de fuir ou de contacter de l’aide. Ce serait parfais… Tout ce que le réparateur avait à faire, s’était d’effacer les donnés liées au précédent propriétaire. Restaurer simplement le système… Bien que la tâche n’était pas si simple que cela en sois, l’action n’était pas impossible. Ainsi, après une courte réflexion, le réparateur se mit à l’œuvre. Il n’avait pas de temps à perdre, il ne savait pas quant les créanciers reviendraient. Il tapota ainsi plusieurs heures sur son clavier, usant à mainte reprise de la touche ’Suppr’, réinstallant en plus de cela quelques programmes piratés. Bon, la qualité de ses dits programmes n’étaient pas excellente, mais certainement suffisante. Il fallait juste espérer que cela n’entraîne pas trop de bug. Ainsi, lorsque tout fut mit en place et prêt à redémarrer, Kinsue appuya brièvement sur la touche Enter. Lorsque cela fut fait, il attrapa sa béquille et s’appuya dessus pour se révéler et observer le cyborg. Il devait à présent reprendre vie. |
|  | | White

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 | Sujet: Re: En Rose & Blanc ! │ PV White Ven 16 Oct - 13:00 | |
| Une naissance n'est jamais une chose agréable, du moins pour celui qui vient au monde.
Les autres sont contents de voir cette nouvelle vie apparaître. Surtout la mère qui après de longues heures de torture se voit enfin libérée, dans tous les sens du terme. Mais une naissance « Jinkou » se passe sans douleur, sans cri, ni joie. Sauf peut-être pour de rares acheteurs excentriques. On pourrait même dire qu'un cyborg nait deux fois. La première entre les mains de son créateur, mais il n'en a pas encore conscience. Et la deuxième, lors du premier allumage. Ce qui représente sa « vraie naissance ». Donc, en l'occurrence, White naissait une deuxième...non, troisième fois. Son inconscience ? Il n'en avait aucun souvenir. Normal, il était comme tombé dans un coma humain. Non, pire, il était carrément mort. On était plus dans la renaissance en fait mais ne chipotons pas sur les détails. Bref, toute personne normale aurait eut un peu de...mal, à revenir sur « Terre » après une telle absence mais pas notre robot.
Il ouvrit brusquement les paupières et se redressa d'un coup, d'un mouvement bien trop rapide et « raide » pour paraître humain. Il cligna une ou deux fois des yeux et bougea plus lentement. Son corps se mit en position assise, ses pieds touchant le sol et les fesses au bord de la « table d'opération ». Il croisa légèrement ses mains sur ses genoux et ferma les yeux. S'il avait été un être de chair et de sang, on aurait pu dire qu'il était en train de reprendre ses esprits. Ce qui n'était pas loin de la vérité ; ses programmes se relançaient. Ou plutôt, se réactivaient. Cela avait commencé juste après son clignement de paupières qui avait redémarré les nerfs optiques. Les humains en se réveillant cherchaient automatiquement à premièrement : respirer, et deuxièmement : voir. Ne pouvant bien sûr pas faire la première chose, c'était la deuxième qui s'était manifesté.
Ce qui expliquait le fait que le faux jeune homme s'était ensuite assis ? Sa mémoire, enfin une partie de sa mémoire. Celle qui avait échappé à la désinstallation massive de Kinsue. Ainsi, il ne savait pas pourquoi – et ne se posait d'ailleurs pas la question – mais il avait toute une gestuelle pré-programmée – et obtenue suite à de nombreuses observations – pour agir le plus possible comme un véritable humain. Évidement, son nouveau « maître » ne devait pas être au courant de cette petite...particularité. Il devait d'ailleurs y avoir réagi mais White ne le vit bien sûr pas, toujours occupé à trier les nombreuses informations qui lui parvenaient. Il avait beau être une petite merveille de technologie, un tel redémarrage demandait un peu de temps. Heureusement, n'étant pas infecté, il se contentait d'accepter sans broncher tout ce qu'il trouvait dans son « cerveau », les considérant juste comme acquis. Les programmes étaient là, il se devait donc de les suivre, tout simplement. Ses yeux se rouvrirent et il posa son regard améthyste sur la petite crevette devant lui. Les lèvres roses pâles s'étirèrent en un petit sourire.
« - Bonjour maître, souffla doucement, lentement, la voix si particulière du Jinkou. Redémarrage terminé. État du système : OK ; prêt à l'emploi immédiat. »
Sur ces paroles assez flippantes quand on prends en compte qu'elles sortaient d'un être qui semblait presque humain, le robot se leva. Ou plutôt, se laissa glisser en douceur de son perchoir et se mit debout. Son regard se promena sur la pièce qu'il ne reconnaissait pas et une mimique lui fit froncer les sourcils. Comme s'il était gêné ou déstabilisé. En fait, son système lui disait juste qu'il ne possédait aucun plan de l'habitation dans laquelle il se trouvait. Son programme d'autonomie prit donc le relais et il fit un petit tour de l'endroit. Ce n'était bien sûr pas nécessaire, il aurait pu tout enregistré sans bouger d'un iota mais c'était encore une « réminiscence » de l'enseignement d'Asou, son ancienne maîtresse, qui faisait des siennes. Il prit son temps pour le faire, même s'il avait fini de tout analyser bien avant la fin de son tour. White revint de son pas élégant vers Kinsue et se planta devant lui. Il baissa les yeux pour établir un contact visuel avec ce dernier.
« - Maître, commença le robot avant d'hésiter légèrement, comme s'il avait un doute. Maître, reprit-t-il, plus sûr de lui. La mémoire semble avoir quelques bugs mineurs et votre nom a disparu de ma base de données. Pouvez vous, s'il vous plaît, vous enregistrer de nouveau ? »
Le réparateur avait beau avoir effacé beaucoup de choses et en enregistrer d'autres, comme l'appartenance du robot, il semblait avoir oublié ce léger détail. En attendant sa réponse, le Jinkou voulut croiser les mains. Et ce fut à ce moment qu'il s'aperçut qu'il ne portait rien à part son pantalon. Ce qui était gênant. Non pas à cause d'une quelconque pudeur mais car ses programmes lui disaient qu'il devait s'habiller d'une tenue « correcte » et complète. Sauf pour faire le ménage, la configuration des vêtements n'était pas la même. White observa de nouveau la pièce et jugeant la propreté satisfaisante, se mit donc en quête d'un t-shirt. N'en trouvant évidement pas dans cet atelier de réparation, il changea tout logiquement de pièce.
Quelques minutes plus tard, il revint vêtu d'un t-shirt noir parfaitement à sa taille bien qu'un peu déchiré. Visiblement il avait réussi l'exploit de le retrouver au milieu du bazar que son maître n'avait pas eu le temps de ranger. Ne sachant bien sûr pas ce qu'il s'était passé, le robot avait noté ce manque flagrant d'ordre dans un coin de son cerveau. Mais ce n'était pas sa priorité, il devait d'abord terminer l'enregistrement auprès de Kinsue. Il revint donc vers lui de nouveau.
« - Maître, une fois l'enregistrement effectué souhaitez-vous que je nettoie la pièce voisine ? Demanda White tout naturellement en clignant même deux fois des paupières. »
Décidément, encore un peu de pratique et l'illusion serait presque parfaite. Enfin...tant qu'on ne regardait pas trop son apparence bizarre. Mouais, bon, ce n'était pas gagné...Sagement, le faux jeune homme attendit sa réponse, contemplant ses pieds plutôt que le visage de la petite crevette. Ses programmes lui disait que fixer un humain trop longtemps pouvait le mettre mal à l'aise. Il observait donc ses pieds nus – n'ayant pas trouvé de chaussure à sa taille pendant sa recherche – et ses orteils qui remuaient doucement sur le plancher. Avec son autonomie il aurait pu aller faire autre chose en attendant mais l'enregistrement du nom était quand même une chose importante.
Et donc, ne voyant rien de plus « important/urgent » à faire, il attendait, tout simplement. _________________ White Sweet...?  |
|  | | Yutori Kinsue

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 | Sujet: Re: En Rose & Blanc ! │ PV White Sam 31 Oct - 18:27 | |
| Penché au dessus du robot, Kinsue attendait patiemment que tous les circuits se remettent en route afin que le cyborg reprenne vie. L’attente ne se fit d’ailleurs pas très importante. A peine s’eut-il relevé, que l’être mécanique ouvrit les paupières. Un peu surprit part cette action rapide et brusque après tant d’heure passé dans le calme de sa concentration, le réparateur eut un petit mouvement de recule. Bref et plus ou moins discret, il observa ensuite le robot s’asseoir. Usant de sa béquille, il fit un pat de côté pour laisser suffisamment d’espace au revenant. Celui-ci s’asseyant à présent sur la table d’opération pour relancer tous les programmes nécessaires à son bon fonctionnement. A cet instant là, Kinsue était particulièrement attentif. S’il y avait un problème dans son système, c’est au lancement que les bugs devraient apparaître. Bah oui, si le bras du cyborg commençait à tourner dans tout les sens genre tecktonik ou s’il commençait à chanter du Chantal Goya, c’est qu’il y avait peut être, j’ai bien dit peut être, un GROS problème. [ Ce matin, un lapin, a tué un chasseur… ♪ ] Extrêmement calme, surtout pour un personnage qu’on a plus l’habitude de voir sauter dans tout les sens, il fixait de son regard noisette chaque mouvement de son voisin. Et quant je dis chaque, c’est jusqu’à la fluidité du battement de ses cils. Et oui, il avait beau être un drôle de garçon, lorsqu’il s’agissait de cyborg, et surtout de leurs réparations, il était d’un professionnalisme effrayant. Et pour le moment, il ne constatait aucune défaillance. Cependant, il savait parfaitement qu’il ne faut jamais crier victoire trop vite, surtout avec des engins aussi complexes que ceux là. Il attendit alors simplement jusqu’à se que le cyborg du nom de White, au du moins c’est le pseudonyme qu’il avait découvert dans les fichiers internes du robot, ne finisse par sourire après avoir rouvert les yeux. La voix artificielle du Jinkou lui annonçait que le redémarrage était terminée. Sa phrase programmée rassurait un peu Kinsue qui avait toujours une certaine angoisse au lancement des robots qu’ils réparaient. Peut être la peur de ne pas réussir à réanimer un être, ou celle d’une soudaine explosion de l’engin. Cela lui était d’ailleurs arrivé une fois, il avait finit à la clinique médicale, et je vous assure que les mois qui suivirent son retour dans le métier, il s’équipait d’un casque et se cachait derrière l’armoire après avoir appuyer sur les boutons qui devait relancer les êtres cybernétiques. Heureusement aujourd’hui, sa psychose commençait doucement à disparaître. C’est les risques du métier, et Kinsue était de toute façon un casse cou de naissance. Alors bref, revenons à nos moutons. Euh non ! C’est un cyborg, pas un mouton. Quoique, niveau couleur. Hum, ça demande réflexion. [ XD ] Notre mouton se mit alors debout, imposant sa présence cybernétique de sa taille impressionnante. Là, Kinsue se dit vaguement qu’il aurait peut être dû lui retirer les jambes… Ou en changer pour des plus courtes… Mais après les proportions n’auraient plus été correctes. S’aurait été dommage.. Et de toute façon, le plus petit avait besoin d’un robot imposant afin d’effrayer ses créanciers. Alors même si l’idée d’avoir acquit un cyborg beaucoup plus grand que lui le stressait et l’agaçait un peu, parce qu’il avait l’air d’un poids chiche à côté, il devait se convaincre de l’importance de cette particularité. Oui, en plus, ce robot qui parcourait actuellement sa salle de travaille, pourrait certainement l’aider pour les tâches qu’il avait peine à accomplir. Comme soulever les vieux frigidaires de la décharge. Pratique, très pratique. Pas poids chiche, pratique ! Voilà à quoi il fallait songer ! Dure, surtout quant le géant vient se planter devant vous et que vous devez lever vos yeux vers cette écrasante stature. C’est certainement pour cette raison que le jeune homme laissa échapper un grognement, et que, alors que son voisin l’interrogeait sur son nom de façon très informatisée, le jeune humain s’attelait à une tâche d’une importance capitale : Reculer. Bah oui, il subissait moins la différence de taille à une certaine distance… Et c’est à l’instant où il s’apprêtait à compléter le vide que la restauration avait causé dans le disque dure du cyborg, tout en piétinant avec sa béquille, qu’il aperçut le robot quitter la pièce. Là, il eut un blanc. Où est-ce qu’il allait à présent ? Un bug ? Où alors était-ce le programme d’autonomie qui lui avait suggérer une action ? Kinsue agrippa sa canne médicale et le suivit très lentement, certainement à cause de la fatigue qu’avait engendré la réparation du Jinkou. Il l’aperçut alors dans une des pièces voisines, semblant rechercher quelque chose. Bon, il n’était pas entrain de danser de la tecktonik, quant à Chantal Goya, hum, rien à signaler… Tout allait bien apparemment, Kinsue en profita alors pour revenir sur ses pats et ranger son matériel très soigneusement. Maintenant que la réparation était terminée, tout devait retourner à sa place. Et à peine eut-il finit de replacer les machines et de jeter les pièces usagers que le cyborg revînt vers lui. Il était habillé de son ancien t-shirt. Tissu qui avait quitté le corps du Jinkou lorsque Yutori le traînait jusqu’à son atelier. Son autonomie lui avait suggérée de se rhabiller ? Certainement. Et soudainement, une nouvelle interrogation se fit entendre de la part du robot. Une drôle de question qui fit afficher à l’humain une drôle de mimique. Interrogateur, il forma un petit cercle avec ses lèvres alors que ses sourcilles se froncèrent légèrement. Après un instant de silence, il s’exclama :
« Nettoyez ?… Pourquoi ?… »
Ouai bon, il n’avait certainement pas conscience de l’état effroyable de son appartement. Et quant je dis effroyable, je pèse mes mots. Il avait l’habitude de son environnement très… Particulier. Cela fait d’ailleurs très longtemps qu’il n’avait plus pensé à ranger. Même si toutes les personnes qui venaient chez lui essayaient de lui faire comprendre avec plus ou moins de subtilité qu’il faudrait ABSOLUMENT faire quelque chose pour le désordre. Ils ne devaient certainement pas apprécier les restent de pizzas qui se collent sous leurs chaussons… Mais Kinsue, lui, vivait très bien là dedans… Enfin bon, il n’allait quand même pas dire non alors que quelqu’un a envie de faire des trucs que lui refusait catégoriquement de faire, hein.
« Bah… Euh. Okay. » Il eut un moment de réflexion sur le sujet, puis passa totalement à autre chose : Son nom. « Yutori Kinsue ! C’est le nom de ton Maître. Euh, non, c’est mon nom ! Enfin, t’as compris. Je suis ton Maître et je m’appelle Yutori Kinsue…. Voilà… Là, c’est cool, ça fait Maître Jedi. »
Il était complètement crevé, il fallait excuser le baffouillement et l’hésitation, même si White ne pouvait certainement pas comprendre pourquoi il était si… Louche. C’est vrai qu’aborder Stars Wars lors d’une présentation, c’est étrange. Mais bon, Kinsue c’est Kinsue, fidèle à lui-même. Il glissa ensuite son regard sur les doigts de pieds que fixaient précédemment son interlocuteur puis se dit qu’il fallait qu’il referme la pièce.
« Vient, on sort de l’atelier. D’ailleurs, il faut absolument que tu enregistres quelque chose. Tu ne dois parler de cette pièce à personne, absolument personne. Ni des corps mécaniques qui traînent ici, ni des outils, ni des réserves de pièce. Jamais énoncer quelques mots au sujet de cet endroit, à qui se soit, ni devant qui que se soit à part moi. Et si c’est devant moi, il ne doit y avoir absolument personne autour de nous. »
Kinsue, boitant avec sa béquille, sortit de la pièce et attendit que le cyborg en fasse de même pour verrouiller la salle. Il était plus qu’important que lui, et toutes les personnes qui soient un jour entré là dedans, ne fasse pas savoir qu’il était réparateur. Il pourrait avoir d’énorme problème si on venait à apprendre ses véritables activités.
[ Désolé, c'est nul. =_=' ]
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|  | | White

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 | Sujet: Re: En Rose & Blanc ! │ PV White Mer 4 Nov - 18:22 | |
| Pendant que son maître s'escrimait sur la serrure de la porte, White l'observait. Normalement, il aurait dû l'aider mais notre petit robot avait un léger problème. Malgré le fait qu'il avait redémarré sans aucun bug notoire, il lui manquait tout de même un sacré paquet de données. Et donc il ne savait pas si son maître l'autorisait à l'aider, dans ce genre de cas. Une bande d'informations passa alors devant ses yeux, enfin, façon de parler bien sûr. Ah. Il semblerait que certains programmes « récents » ne se soient pas encore lancés. Kinsue l'avait certes réparé mais il y avait des choses que le Jinkou devait faire de lui même. Comme ranger sa chambre pour un humain, si quelqu'un d'autre que vous le faisait, impossible de retrouver votre paire de chaussettes préférées.
Mais en réalité, les programmes n'étaient tout simplement pas activés car pas réellement voulu par le réparateur. Ils s'étaient glissés dans le lot de ceux qu'il avait téléchargés, sans vraiment lui demander son avis. Les risques d'internet et des téléchargements pas très légaux... Il risquait d'avoir une sacrée surprise le pauvre une fois leur processus de lancement terminé. Ce qui était d'ailleurs presque fini. White en profitait pour se refaire un petit « check-up » de dernière minute, récupérant ça et là des données qui flottaient encore sans rangement. Il avait quand même été sacrément abîmé le pauvre. Une fois ce petit ménage de printemps effectué, il ouvrit les dossiers concernant son maître. Il y enregistra le nom...enfin les noms. Il n'était pas très « sûr » du patronyme qu'il devait employer étant donné que l'homme en avait cité plusieurs, alors il assimila le tout. Il lui suffirait ensuite de les essayer un à un, voir ensemble, et à attendre les réactions de son « patron ». En l'observant, il saurait quel nom employer...Ou ne pas employer.
White avait été docile depuis son réveil – enfin comme tout Jinkou non contaminé quoi – et avait hoché la tête à chacun des ordres de Kinsue, lui signifiant par là qu'il les acceptait. De toute façon, ce dernier aurait pu lui demander de se jeter d'un pont ou de soulever la jupe de la première passante, il n'aurait pas refusé. Mais les humains avaient tendance à paniquer quand on ne réagissait par à leurs propos, il fallait donc répondre. Ou signifier par un geste simple votre réponse. Alors que son « maître Jedi » [ XD ] venait de refermer enfin, la porte, les fameux programmes s'activèrent. Ainsi la petite crevette n'eut pas le temps de voir son Jinkou qui l'avait contourné aussi sec pour se mettre derrière son dos. Si les programmes avaient mis si longtemps à se lancer, il y avait une raison. Pour leur bon fonctionnement, White avait décidé de télécharger quelques données supplémentaires. Et pour éviter toute surchauffe éventuelle, il avait préféré tout déclencher au même moment.
De plus, il ne fallait pas faire attendre son maître humain, ce n'était pas « bien ». Son autonomie lui permettait aussi de ne pas demander la permission pour chacun de ses gestes à Kinsue. Ce qui, cette fois, allait certainement réserver une drôle de surprise à ce dernier. En effet, le faux jeune homme aux cheveux blancs venait de l'enlacer délicatement et de l'attirer contre son torse. Et tout en douceur, s'il vous plait. A la base ce robot était programmé pour être doux et élégant, les nouveaux ajouts ne faisaient que maximiser la chose. Le Jinkou baissa la tête, histoire d'être au niveau des oreilles de la crevette en chef. Car mine de rien, les crevettes, c'était pas bien grand, surtout celle-là. Et en termes nippons, le robot était assez imposant.
« - Maître Jedi...prononça subitement la voix de White qui bien qu'elle soit toujours aussi étrange, avait pris une légère note sensuelle, juste ce qu'il fallait pour vous faire frisonner. »
Ahem. Hélas, le coup de « Maître Jedi » avait légèrement tendance à casser la sensualité du moment. Mais ça, Whity ne pouvait bien sûr pas le savoir. C'était beau l'innocence robotique parfois.
« - J'ai bien enregistré tous vos ordres. Et en ce qui concerne la pièce voisine, je n'en parlerai à personne, souffla-t-il, comme si c'était une sorte de confession sur l'oreiller. »
Il frotta brièvement sa joue contre celle de Kinsue – allez savoir où il avait dégoté une « information » pareille – et le relâcha mais pour se placer aussitôt devant lui. Il se pencha vers le visage de sa « victime », comme s'il voulait l'embrasser mais il ne le fit pas. A la place, il eut un sourire doux et écarta une mèche rose du front de son interlocuteur. Il posa ensuite sa main froide, mais étrangement douce pour de la peau synthétique sur la joue de Jedi Crevette. Elle était brûlante, mais ça, hélas, White ne pouvait pas le sentir. Il n'était pas programmé pour. Néanmoins, il put rapidement voir que son Maître n'était pas en très grande forme.
« - Vous ne semblez pas bien Maître Kinsue, dit-t-il en se penchant un peu plus vers lui. Vous devriez aller reposer vos cir...vous reposez, se rattrapa de justesse le cyborg grâce à un programme qui lui disait qu'un humain n'avait pas de circuits. Je me charge de nettoyer la boutique et je vous préparerai quelque chose à manger aussi. Vous n'avez donc rien à craindre, aller dormir un peu... »
C'était pratique quand même, un robot avec autant de programmes. Comment il avait su que c'était un commerce malgré son état pitoyable ? Hé bien c'était tout simplement ce que sa mémoire lui disait, il l'écoutait donc sans plus se poser de questions. White prit ensuite le visage de Kinsue entre ses mains, délicatement, et appuya son front contre le sien, comme pour lui redonner un peu de force. En fait, c'était juste une donnée de plus, bien qu'elle semblait un peu étrange celle-là. Elle devait certainement venir d'un film. Il rouvrit ses paupières qu'il avait fermé quelques instants et adressa de nouveau un sourire rayonnant – qui aurait fait fuir n'importe quel mannequin pour Colgate au pôle Nord – à son maître.
« - Je vous aime Yutori Kinsue. »
Oula. Ce coup là, Kinsue ne devait pas l'avoir vu venir. Mais alors pas du tout. Vilain petit programme squatteur, c'est mal de faire peur aux gens comme ça. En plus, dit comme venait de le dire White, cela faisait atrocement sérieux. Et dire qu'il n'y avait rien derrière, c'était triste...Mais bon. Notre Jinkou national, continuant de suivre ses programmes, déposa un bref baiser papillon sur les lèvres rosées de la crevette avant de la lâcher et de tourner les talons. Vu que son propriétaire n'avait pas semblé lui donner de nouvel ordre, il était donc passé au seul qu'il avait reçu : Nettoyage de la pièce. Mais il y avait un petit hic, ses programmes lui disaient qu'il n'avait pas la bonne tenue pour ça. Le cyborg enjamba sans mal quelques frigos gisant sur le sol et dégota – aller savoir comment – ses anciens sacs de courses pour ensuite les poser sur le comptoir. Dans sa mémoire se trouvait la liste d'objets qu'ils contenaient et heureusement, il y avait ce dont il avait besoin. Après quelques secondes de recherche, il en extirpa fièrement un tablier. Blanc. Avec des petits cœurs roses. Hum, hum. C'était plutôt mignon dans le genre...pour une fille.
Cela devait être certainement destiné à une demoiselle à l'origine mais bon, aucunes données de ce côté là. Et puis, l'une de ses fonctions lui disait que c'était mignon. Alors il pouvait s'habiller avec. C'était...une bonne chose. Sans se préoccuper de ce qu'il se passait autour de lui, White enleva son t-shirt et le posa sur le comptoir. Puis, son pantalon, se retrouvant donc seulement vêtu d'un boxer noir outrageusement moulant. Enfin, heureusement pour les éventuels yeux innocents, le Jinkou enfila puis noua d'un geste expert le tablier sans plus attendre. Bon. Il était maintenant prêt pour le faire ménage ! Enfin, d'après ses données, il l'était...En réalité, il était surtout à moitié à poils et exposait déjà scandaleusement sa chute de reins en se penchant pour ramasser divers choses qui trainaient. Alala je vous jure, observer les humains pouvait donner de drôle de choses, vraiment...
Comme par exemple, un balancement incongru de popotin sur rythme d'une musique invisible en faisant le ménage. Tralalalalala. ~ [ Désolé pour l'improvisation de la porte mais il me fallait un truc pour que Whity attende un peu. Cher maître Jedi. ♥ ]_________________ White Sweet...?  |
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 | Sujet: Re: En Rose & Blanc ! │ PV White Jeu 19 Nov - 21:27 | |
| Dès que son nouveau Jinkou fut sorti de la salle secrète, Kinsue, après avoir posé sa canne contre le mur, s’attela à la délicate tâche de fermeture. Il était plus qu’important que cet endroit, son antre, soit celé. Il n’avait pas envie de subir une descente de police un beau matin et se faire coffrer parce qu’il avait eut l’inadvertance de laisser les serrures et le reste ouvert. Imaginez, si un homme de lois, ou une personne contre les réparateurs et les Jinkous contaminés entraient dans cette pièce… Il ne leurs faudrait pas long pour comprendre. Il faut dire qu’avec les corps robotiques décharnés, les outils propres à la réparation et toutes les pièces détachées, seul un Psykokwak ne comprendrait pas. [ Peut être un Ramoloss aussi. ] S’était comme être prit la main dans le sac, sauf que là, s’était le tourne vis dans le cyborg. Kinsue était donc très concentré lors de la réalisation de cette tâche. Pensant que le robot resterait simplement à côté de lui à attendre. Il n’aurait certainement pas pu imaginer la suite. Non, il était plus ou moins convaincu de l’absence de bug, et pour le moment, tout se passait très bien. Ainsi, il tapotait sur le clavier électronique plusieurs dizaines de code. La porte, par un mécanisme très sophistiqué, se referma puis il sembla qu’à l’intérieur de cette carrosserie métallique plusieurs verrous, et autre engin, s’activaient. Finalement, une nouvelle plaque, aux motifs du mur de la salle où ils se trouvaient, glissa dessus, camouflant totalement l’entrée. Lorsque tout cela fut fait, il referma le boîtier informatique afin de le dissimuler lui aussi dans le décor, allant jusqu’à placer un cadre photos avec le visage de son père afin de lever tout soupçon en cas d’intrusion ennemie. C’est sûr que là, il fallait vraiment être au courant pour savoir qu’il y avait une pièce secrète… A moins d’être médium ou de pouvoir voir à travers les murs, mais ça, ça ne courait pas les rues. Même si l’héritier Yutori faisait parfois genre de l’être mais bon, tout le monde ne se prend pas pour superman ou goldorak, et heureusement d‘ailleurs. Bref, lorsque toutes les formalités de sécurité furent effectuées, il tendit la main pour se saisir de sa béquille. C’est à ce moment là qu’il y eut comme un petit problème. Des bras, d’imposants et de grands bras l’encerclèrent. Si le mouvement n’avait pas été fluide et extrêmement délicat, il aurait pu se dire qu’une personne avait pénétrée dans la pièce pour le chopper par surprise. Et qui sait, il l’aurait peut être amené au poste de police ! Ou pire, il lui aurait fait manger des brocolis ! AHHHH ! [...] Mais non, il y avait trop de tendresse dans ce geste. Une tendresse, et un mouvement qui surprirent grandement le jeune homme d’ailleurs. Celui-ci, après avoir fait de gros yeux ronds, remua. Il aurait bien fait un pat sur le côté, ou se serrait mit à courir par réflexe, mais sa jambe le dissuada bien rapidement de chercher à s’échapper de cette emprise. Il se contenta alors très simplement de chercher à savoir le qui et le pourquoi. Reconnaissant tout aussi vite la blancheur de cette épiderme, il su que le cyborg avait apparemment décidé de faire autre chose qu’attendre. Mais dans quel but ? Alors là… Il fut coupé dans sa recherche par le resserrement de cette étreinte. Cette fois-ci, il y eut comme un blanc. Un très grand blanc d’ailleurs, et s'était le cas de le dire. Et lorsque son voisin vint se glisser à ses oreilles pour lui murmurer deux mots, deux petits mots, un frisson le parcourut. Et là…. C’est le drame ? Il y avait finalement un bug dans le système de ce cyborg pour qu’il lui prenne soudain l’envie de câliner son propriétaire ? C’est sûr qu’il avait boosté quelque une de ses caractéristiques mais pas au point de le faire devenir monsieur bisounours. Et surtout pas ce genre de monsieur bisounours. Encore une phrase qui résonna à ses tympans et là, le jeune homme se dit qu’il y avait sérieusement un gros problème. Mais qu’est-ce qu’il se passait ?! Kinsue n’avait même pas utilisé la connection Internet du cyborg pour regarder des films hots, alors pourquoi est-ce qu’il prenait cette voix ? Il imitait ou il y avait vraiment un truc qui le travaillait au niveau du pantalon ? Non, ce n’était pas possible. Un robot, à moins d’avoir les logiciels, ne pouvaient pas penser à se genre de chose. Il fallait donc exclure cette possibilité. Est-ce que l’humain s’était trompé dans le téléchargement de la sensualité ? Il avait rajouté des zéros derrière son chiffre ? Genre à la place de un point, il en avait rajouté dix où cent ? Impossible. L’étrange, continuant cette scène des plus déconcertantes, alla même jusqu’à rapprocher son visage de celui de Kinsue. Si prêt, que le jeune homme ne put s’empêcher de glisser de son regard, aux lèvres de l’être mécanique. Nouveau silence alors que les pupilles de l’humain témoignaient de la surprise et surtout de l’incompréhension vis-à-vis des réactions de White. Cependant, il restait de marbre. Il ne pouvait pas réellement marcher sans prendre la peine de chopper sa béquille, et de bien prévoir ses mouvements. Sans compter que les étranges gestes du personnage robotique avait le don de l’intriguer et surtout de le figer. Que se passait-il dans son esprit alors qu’il écoutait, ressentait les caresses de cet être électronique ? Peut être que lui-même ne saisissait pas réellement. Jusqu’au moment où des mots intimes furent prononcés, ou des lèvres synthétiques frôlèrent les siennes. Il réagit finalement. Un sursaut bref, ses prunelles noisette fixant, bouche bée, le robot qui s’éloignait à présent, allant s’atteler aux tâches ménagères comme-ci ne rien était. Et alors que White se mettait apparemment alaise pour nettoyer, une petite tête glissait sur le côté de l’encadrement de la porte. Une chevelure rose, des yeux chocolats, et une expression… Mystérieuse. Il observait silencieusement le robot. Tel un grand espion caché dans un petit placard… Avec évidement, une distance de sécurité suffisamment importante. Décidément, se qui venait de se produire l’avait choqué au plus haut point, et se qu’il voyait ne le laissait pas de marbre non plus. Pourquoi se mettait-il en caleçon pour faire le ménage hein ? Et pourquoi mettait-il se tablier avec ces cœurs ? Et pourqu…. Ah ouai, quand même… Là, son regard venait de se poser sur une certaine partie de l’anatomie de son nouveau robot. Partie qu’il fixa un bon moment avant de re-glisser dans l’encadrement de la porte. Derrière le mur, il croisa les bras, semblant réfléchir à la situation. Finalement, il semblait y avoir pas mal de bug chez le cyborg… Il l’avait restauré pour qu’il fasse peur à ses créanciers, mais pour le moment, c’est surtout Kinsue qu’il inquiétait… Imaginez ! S'il se mettait soudainement à vouloir faire des trucs louches ! Genre… Cuisiner des brocolis ! Non non, le réparateur ne pouvait pas le laisser faire ça ! Et si… Il recommençait avec ses bisous… Et qu’il se transformait en Rondoudou. Où… Où qu’il lui demandait de faire des choses… Des trucs avec la langue… Et… Les caresses… Et… Des « Han-han »… Et….
« Uh uh. »
Kinsue, songeur, avait glissé un doigt sur ses lèvres et son regard semblait perdu dans des pensées… Pas très correcte diront-nous. Assez rapidement, la petite tête, moins inquiète, glissa à nouveau dans l’encadrement dans la porte. Sauf que cette fois-ci, ses yeux ne semblaient plus vraiment chercher d’explication. Il semblait plutôt entrain de… Euh… Observer avec intérêt certains atouts de sa nouvelle acquisition. Lorsque soudain, la dite acquisition attrapa une peluche Pikachu qui traînait par là. Aussitôt, un hurlement rompit le silence. Un « NAAAANNNNN » à la Luc Skywalker qui s’éleva dans le petit immeuble qui servait de lieu de travail mais aussi d’appartement à l’humain. Celui qui se faisait discret attrapa alors sa béquille et avança rapidement pour s’emparer de la peluche.
« QU’EST-CE QUE TU VEUX FAIRE A PIKACHU ?! ;_; JE TE LAISSERAIS PAS LE METTRE DANS LA MACHINE A LAVER ! SERIAL LAVEUR ! En plus, il sait pas nager…»
N’importe quoi. Il pétait un plomb à cause de la fièvre ? Peut être… Il sera fort sa peluche contre lui, retirant à un moment, le morceau de pizza qui était écrasé sur le nounours dont les couleurs n’étaient plus très… Jaune à vrai dire. Entre le noir huile de vidange, le rouge tomate, et des teintes très louches… Il observa alors les objets qui se trouvaient dans les bras de White et il glissa ses doigts sur un autre morceau de tissu dont la couleur et l’odeur était indéfinissable… Il tira doucement pour reprendre se qui semblait avoir été un jour, un t-shirt.
« ‘L’est presque propre celui-là… »
De toute évidence, Kinsue n’avait strictement aucuns sens du rangement et de la propreté. Pire, il n’avait même pas conscience du bordel, de l’odeur insupportable, ou des tâches indescriptibles qui prônaient sur certains de ses vêtements. Et même s’il avait accepté le fait que le Jinkou range, il semblait vouloir s’opposer à certaines des actions de ménage du robot en caleçon…. Ce qui était, d’un côté, pas bon du tout. Pour une fois que quelqu’un voulait nettoyer la grasse et virer les colocataires de l’ordre de cafard, bestiole rampante, et autre bê-bête inquiétante… |
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